Le 20 janvier dernier, plusieurs moto-écoles réunionnaises ont manifesté devant la préfecture de l’île pour réclamer plus de places d’examens en moto. Elles ont obtenu gain de cause.
Depuis début 2019, les délais s’allongent pour obtenir des places d’examens pour la moto. Mais cet été, la situation s’est franchement dégradée. « Certains établissements ont vu leur nombre de places divisé par deux, trois, voire même par quatre, affirme Éric Marcely, responsable de l’UNIC à La Réunion. C’est devenu intenable car il faut parfois attendre un mois, quand ce n’est pas un mois et demi entre le passage de l’épreuve plateau et la circulation, alors qu’en temps normal, le délai est de deux ou trois semaines maximum. »
Une combinaison de paramètres
Les raisons de cet allongement des délais ? Une pénurie de places due à des inspecteurs absents pour cause d’arrêt maladie ou de grève, mais aussi à l’augmentation des inscriptions en moto-écoles pour pouvoir se déplacer plus facilement sur l’île en deux-roues plutôt qu’en voiture, ainsi que la volonté des candidats d’obtenir le permis moto avant l’entrée en vigueur du nouvel examen. Résultat : ça coince sérieusement à la préfecture pour l’attribution des places.
« J’ai rencontré le délégué en octobre dernier pour l’alerter, déclare Éric Marcely. Malheureusement, cette rencontre n’a pas été suivie d’effets. J’ai donc décidé d’envoyer une lettre en décembre au préfet. Cette dernière est restée lettre morte. C’est pourquoi nous avons pris la décision de manifester. » Le 20 janvier dernier, seize moto-écoles – pas forcément affiliées à l’UNIC – sur les quatre-vingt que compte l’île, ainsi que des candidats se sont réunies devant la préfecture pour faire part de leur colère au représentant de l’État.
Des places d’examens supplémentaires débloquées
« À 11h30, nous avons finalement été reçus par la sous-préfète en présence du délégué, raconte Éric Marcely. Nous avons pu constater une volonté d’aider de la part de l’administration puisque nous avons obtenu l’ouverture de 2 jours de sessions d’examens moto supplémentaires en janvier et 14 jours supplémentaires en février. » Si le délégué de l’UNIC se dit soulagé de cette avancée, il prévient : « nous sommes prêts à nous remobiliser si la situation ne s’améliore pas sur la durée ».