La première maison de la sécurité routière de la région Picardie a ouvert ses portes en octobre dernier. Présentation.Les maisons de la sécurité routière s’inscrivent dans le cadre de la décentralisation et du développement de la politique locale en matière de sécurité routière, avec pour objectif de mobiliser les acteurs locaux autour de l’enjeu national qui consiste à sauver des vies sur la route. Elles ont été créées afin d’assurer l’accueil des victimes et de leur famille, d’informer les citoyens et les élus et de mettre à leur disposition des ressources humaines et matérielles. Et surtout elles se veulent le lieu d’échanges privilégié entre associations, bénévoles, professionnels et institutionnels. La première maison de sécurité routière a été inaugurée le 9 juillet 2004, à Gradignan (Gironde). D’autres ont suivi, comme celle d’Amiens, la sixième en France. Elle a été inaugurée le 21 octobre dernier en présence de Gilles de Robien, ministre de l’Éducation nationale et également président d’Amiens Métropole, de Rémy Heitz, délégué interministériel à la sécurité routière et de Michel Sappin, préfet de la région Picardie.
LES AUTO-ÉCOLES BIENVENUESSelon Christophe Lepagnol, coordinateur sécurité routière à la préfecture de la Somme, « la maison de sécurité routière d’Amiens a notamment pour rôle de conseiller et éventuellement de réorienter les victimes de la route vers des spécialistes. C’est un lieu fédérateur pour tous ceux qui agissent pour faire reculer l’insécurité routière ». Elle fonctionne grâce à une équipe de huit personnes (bénévoles et fonctionnaires), mais également grâce à des partenaires comme Axa Assurances, l’Anper, La Prévention Routière, l’Automobile club de l’Ouest, la Gendarmerie et de nombreuses associations. « Si les auto-écoles veulent travailler avec nous, elles sont les bienvenues, la maison de la sécurité routière ne constitue pas du tout une concurrence pour elles », précise Christophe Lepagnol. « Elles pourront notamment faire participer les gens à des tests pour conforter leurs connaissances. Mais il faudra respecter une certaine neutralité, une auto-école ne pourra pas être privilégiée plutôt qu’une autre ».
C. S.