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warning Sécurité routière — Août 2019

Voitures-radar privées : l’externalisation s’étend à de nouvelles régions

Alors que le nombre de contrôles effectués par des voitures-radar appartenant à des sociétés privées semble moins important que prévu, le gouvernement a décidé d’étendre géographiquement le dispositif.


Dans un souci de réduire le nombre de fonctionnaire, le gouvernement avait décidé de déléguer les contrôles effectués par des voitures-radar à des sociétés privées. Ainsi, Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la Sécurité routière inaugurait en avril 2018, ce nouveau dispositif, mis en place en Normandie à titre expérimentale. Selon la DSR, « il s’agissait notamment de vérifier le bon fonctionnement du système de lecture automatique des panneaux de limitation de vitesse et de la cartographie du réseau, pour s’assurer que toute personne verbalisée a bien eu connaissance d’une limitation de vitesse décidée par le gestionnaire de voirie (par exemple une limitation à 70 sur une route à 80). Ces problèmes sont résolus et le système actuel permet de garantir que personne ne sera verbalisé à tort ».

Trois nouvelles régions concernées
Alors qu’un premier bilan semblait démontrer que les voitures-radar étaient peu présentes sur les routes et flashaient moins que prévu, le gouvernement fait une autre lecture et affirme qu’en « Normandie, la part des infractions de plus de 20 km/h relevée par ces véhicules banalisés est 30 % supérieure à celle des radars fixes signalés par un panneau. C’est la preuve de leur efficacité pour lutter contre les grands excès de vitesse ». C’est pourquoi Emmanuel Barbe a annoncé l’externalisation de la conduite des voitures-radar à des sociétés privées en Bretagne, dans les Pays de Loire et le Centre Val de Loire. La DSR rappelle par ailleurs que « lorsque la voiture-radar circule, son conducteur ignore tout de l’activité de constatation des excès de vitesse, totalement autonome. Il en va de même pour l’entreprise titulaire du marché, qui ne peut ni accéder aux clichés de verbalisation, ni connaître le nombre d’infractions constatées par le biais des véhicules dont elle a la charge durant leur conduite ». Les données enregistrées par les voitures-radar sont ensuite « envoyées de façon cryptée aux officiers de police judiciaire en charge de la verbalisation. Ces officiers de police judiciaire, qui constatent et valident l’infraction, sont les mêmes que pour les radars fixes et les actuelles voitures-radar : ce sont les policiers et les gendarmes, officiers de police judiciaire, du Centre automatisé de constatation des infractions routières (CACIR) au sein du Centre national de traitement (CNT) situé à Rennes ». Enfin, il est à noter qu’une marge de tolérance est appliquée : 10 km/h en plus de la vitesse autorisée, ou 10 % selon ce qui est le plus favorable au contrevenant ». 


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