Le 14 mai dernier, des contrôles routiers ont été effectués sur une autoroute d’Île-de-France, en utilisant des drones volant à une altitude de 30 mètres.
Si aux États-Unis, les contrôles routiers effectués depuis un hélicoptère sont courants, en France, les forces de l’ordre pourraient bien passer à la vitesse supérieure avec l’utilisation de drones équipés de radars embarqués. Le 14 mai dernier, la brigade CRS autoroutière de Massy, dans l’Essonne et la préfecture de police de Paris ont mené une opération médiatisée afin de rendre public ce nouveau type de contrôles par les airs. Ainsi, positionnés sur l’A126 reliant l’A6 à l’A10 aux alentours de Wissous, les drones ont enregistré 64 infractions en 2 heures : franchissement de lignes blanches, circulation sur la bande d’arrêt d’urgence, voire circulation à contresens par des motards pour doubler des véhicules alors que la chaussée est séparée par une bande blanche continue. Une fois l’infraction constatée par le drone, les policiers n’ont plus qu’à « cueillir » le contrevenant sur la route et le verbaliser.
Deux fois plus d’infractions constatées !
Selon un policier, cette technique permet de filmer à plus d’un kilomètre de distance et surtout, de pouvoir réaliser des contrôles routiers dans des zones particulièrement accentogènes, mais où il est impossible pour un véhicule de police de s’arrêter parce qu’il n’existe pas de bas-côtés, par exemple. Ce mode de contrôle permet de constater deux fois plus d’infractions que lors d’un contrôle routier traditionnel. Et pour l’heure, ils ne sont pas correctement détectés par les applications comme Coyote et Waze. Une seule solution pour ne pas se faire verbaliser : respecter le Code de la route !