Vous consultez la version mobile. Accéder à la version complète du site →
← Retour à la liste
warning Sécurité routière — Août 2019

Bientôt des boîtes noires dans les voitures ?

Le 16 avril dernier, le Parlement européen a voté et adopté une résolution visant à améliorer la sécurité routière qui prévoit de mettre des boîtes noires dans les véhicules. Un mouchard qui fait polémique.


Le plan décennal d’action pour la sécurité routière pour 2010-2020 prévoyait de ne pas dépasser les 15 750 morts sur les routes européennes. Malheureusement, avec environ 25 100 personnes décédées en 2018, on est loin d’atteindre l’objectif. C’est pourquoi, le Parlement européen a voté en avril dernier de nouvelles mesures visant à améliorer la sécurité routière. L’une d’elles consiste à équiper obligatoirement tous les véhicules neufs de boîtes noires à compter de 2022. Ce système qu’il sera impossible de désactiver prévoit de collecter « les données qu’ils sont capables d’enregistrer et de mémoriser en ce qui concerne l’intervalle de temps peu avant, pendant et immédiatement après une collision comprennent la vitesse du véhicule, le freinage, la position et l’inclinaison du véhicule sur la route, l’état et le taux d’activation de tous ses systèmes de sécurité, le système embarqué eCall fondé sur le service 112, l’activation des freins et tout autre paramètre d’entrée pertinent des systèmes embarqués de sécurité active et d’évitement des accidents », explique le texte du Parlement européen.


Un système liberticide ?
Interrogée par FranceInfo, Nathalie Troussard, secrétaire générale de la Ligue de défense des conducteurs, dénonce un système « liberticide » : « Une fois ces dispositifs installés dans le véhicule, qu’est-ce qui empêchera les autorités de contrôler les données du conducteur en temps réel ou a posteriori, avec pour conséquence de surveiller le conducteur en permanence pour le sanctionner de toutes les infractions existantes ? ». Précisons que selon le Parlement européen, ces données ne pourront être communiquées aux autorités uniquement dans le but d’analyser un accident et non pas comme mouchard pour verbaliser les infractions.


Dans le même thème

L'alcool et le cannabis reculent chez les jeunes, mais le protoxyde d'azote s'installe
La sixième édition du Baromètre des addictions Ipsos BVA/Macif révèle une baisse des consommations régulières d'alcool et de cannabis chez les 16-30 ans. Une évolution encourageante, contrebalancée par l'installation durable du protoxyde d'azote dans les usages, avec des comportements à risque qui persistent, notamment sur la route.
Fatigue visuelle - Et si le manque de sommeil était le vrai coupable ?
Alors que les écrans sont souvent désignés comme les principaux responsables de la fatigue oculaire, un autre facteur, plus discret mais tout aussi déterminant, est encore largement sous-estimé : le manque de sommeil.
Téléphone au volant - Même en mains libres, le risque d'accident est multiplié par trois
Une étude inédite menée par Assurance Prévention met en évidence les effets d'une conversation téléphonique sur la vigilance des conducteurs. Si le regard reste fixé sur la route, l'attention, elle, se dégrade fortement.