Le 7 juin dernier, l’Anper a tenu son assemblée générale annuelle à Nantes. Une assemblée placée sous le signe de l’optimisme après plusieurs années d’activité difficiles.
Les affaires reprennent ! L’an dernier, Patrice Bessone qui avait pris la présidence de l’Anper à la place de Nicolas Boissel, lançait un challenge à chaque adhérent de l’Anper : parrainer d’ici l’an prochain au moins un nouveau venu. Un an après, le challenge n’a pas été remporté, mais le nombre d’adhérents a augmenté, passant de 347 en 2017 à 360 en 2018. Un constat encourageant même si Patrice Bessone déplore encore qu’environ « un adhérent sur deux au CNPA-ER n’est pas adhérent à l’Anper » et demande une nouvelle fois, à chaque adhérent de l’Anper de parrainer un nouveau membre d’ici l’année prochaine.
De nombreux partenariats
Cette augmentation du nombre des membres et donc des cotisations apportent forcément financièrement un bol d’oxygène à l’association. Mais l’Anper peut également compter sur de nombreux partenariats débouchant sur des actions comme le Securiz’Moi Tour, destiné à sensibiliser le personnel Michelin à la sécurité routière, les interventions sur la prévention du risque routier menées avec IRP AUTO ou Codes Rousseau Mobilité, les audits de conduite à destination des conducteurs seniors organisés avec Groupama, qui après avoir été testés en 2018, vont être généralisés en 2019, etc. En 2018, l’Anper peut ainsi se féliciter d’avoir mené un plus grand nombre d’actions qui ont permis de renflouer les caisses de l’association. « Par rapport à l’an dernier, à Toulon, le bilan est positif », affirme Patrice Bessone, avant de poursuivre : « et l’on continue à travailler ».
Les stages PAP en baisse
Seule ombre au tableau, les stages permis à points. Le nombre de stages PAP organisés par l’Anper continue de baisser. En 2018, 122 stages ont eu lieu contre 157 en 2017 et 397 en 2014. Une érosion qui n’est malheureusement pas spécifique à l’Anper. En effet, cette activité a depuis plusieurs années échappé aux écoles de conduite, qui sont certainement arrivées un peu tard sur ce marché pour s’imposer. L’Anper ne compte cependant pas baisser les bras et déclare chercher une nouvelle stratégie pour relancer cette activité.
Développer de nouveaux marchés
Mais comme on apprend aussi de ses échecs, Patrice Bessone a exhorté ses adhérents à s’emparer des nouveaux marchés comme le SNU. « Le CNPA-ER n’a pas validé la formation au Code dans le cadre du SNU, mais si nous ne sommes pas dedans, ce sont d’autres qui vont y aller », a expliqué le président de l’Anper, en faisant clairement référence à ce qui s’est passé avec les stages PAP. C’est pourquoi le président du CNPA-ER conseille également vivement à ses adhérents de proposer la formation post-permis de 7 heures, avant de donner une astuce marketing qui consiste à vendre cette prestation dès la fin de la formation initiale en expliquant au futur conducteur et à ses parents, l’intérêt pédagogique et la réduction de la période probatoire. En effet, pour que les gens s’intéressent à cette nouvelle formation, il faut non seulement la faire connaître, mais aussi en expliquer les avantages. De plus, il est plus facile de fidéliser une clientèle encore en contact avec l’école de conduite que de la faire revenir à l’auto-école avec un simple mailing envoyé plusieurs mois après la fin de la formation. Enfin, pour éviter de devoir annuler des stages faute d’un nombre suffisant de participants, Patrice Bessone incite les adhérents à ne pas organiser cette formation aux mêmes dates que la concurrence. Fier d’avoir enfin pu endiguer l’érosion des adhésions et booster les actions menées par l’Anper avec ses partenaires, Patrice Bessone a galvanisé les participants : « Il faut croire à demain car nous avons tous les atouts, avec notamment le CNPA national et tous les métiers de l’automobile qui sont derrière nous », avant de conclure : « C’est le lancement de la reconquête ! ».