Vous consultez la version mobile. Accéder à la version complète du site →
← Retour à la liste
warning Sécurité routière — Mars 2019

Sénat : un assouplissement du permis à points rejeté

Le délai nécessaire pour récupérer un point sur le permis de conduire ne sera pas réduit à trois mois comme le prévoyait une proposition de loi.


Mercredi 23 janvier 2019, le Sénat a rejeté en première lecture par 260 voix (LR, PS, LREM, CRCE à majorité communiste) contre 84 (centristes, majorité du groupe RDSE, Indépendants), une proposition de loi centriste pour réduire de six à trois mois le délai nécessaire pour récupérer un point sur le permis de conduire.


Une compensation au passage à 80 km/h ?
Cette proposition de loi avait été déposée par la sénatrice de l’Ain Sylvie Goy-Chavent et co-signée par une centaine de ses collègues avant l’entrée en vigueur au 1er juillet 2018 de l’abaissement de la vitesse maximale autorisée à 80 km/h sur les routes bidirectionnelles sans séparateurs. Selon la sénatrice de l’Ain, farouchement opposée au passage à 80 km/h, un aménagement du permis à points « serait une compensation sur un choix gouvernemental que les conducteurs estiment injuste ». Et d’ajouter « en zone rurale ou péri-urbaine (…) le permis de conduire est une nécessité, sans permis de conduire, vous êtes socialement mort ».

Une mesure contreproductive
Un plaidoyer qui n’a semble-t-il pas convaincu les sénateurs, favorables ou non de l’abaissement de la vitesse autorisée à 80 km/h, comme le démontre cette affirmation de Michel Raison, sénateur LR et fervent apposant aux 80 km/h : « On ne répond pas à une mesure contreproductive par une autre mesure qui pourrait être contreproductive ». C’est dit !


Dans le même thème

L'alcool et le cannabis reculent chez les jeunes, mais le protoxyde d'azote s'installe
La sixième édition du Baromètre des addictions Ipsos BVA/Macif révèle une baisse des consommations régulières d'alcool et de cannabis chez les 16-30 ans. Une évolution encourageante, contrebalancée par l'installation durable du protoxyde d'azote dans les usages, avec des comportements à risque qui persistent, notamment sur la route.
Fatigue visuelle - Et si le manque de sommeil était le vrai coupable ?
Alors que les écrans sont souvent désignés comme les principaux responsables de la fatigue oculaire, un autre facteur, plus discret mais tout aussi déterminant, est encore largement sous-estimé : le manque de sommeil.
Téléphone au volant - Même en mains libres, le risque d'accident est multiplié par trois
Une étude inédite menée par Assurance Prévention met en évidence les effets d'une conversation téléphonique sur la vigilance des conducteurs. Si le regard reste fixé sur la route, l'attention, elle, se dégrade fortement.