Mardi 15 janvier, Emmanuel Macron a rencontré 600 maires normands venus exprimer les doléances de leurs administrés, à Grand Bourgtheroulde, dans l’Eure. Parmi les sujets évoqués, l’abaissement de la vitesse à 80 km/h.
Tandis que l’abaissement à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée sur les routes bidirectionnelles sans séparateur central mis en place depuis le 1er juillet 2018 continue de provoquer la colère de nombre d’automobilistes, le président de la République, Emmanuel Macron, s’est dit ouvert à revoir la question. « Il faut ensemble que l’on trouve une manière plus intelligente de le mettre en œuvre. Il n’y a pas de dogme », a déclaré le président, en appelant les maires à « faire des propositions »sur ce dossier qui « fait partie du débat », a rapporté l’AFP. « Au fond, l’objectif c’est de réduire le nombre de morts sur les routes. Personne ne peut être contre », a-t-il ajouté en s’adressant à 600 maires normands rassemblés à Grand Bourgtheroulde (Eure) pour le grand débat, avant d’ajouter : « Il y a des propositions qui ont été faites par le gouvernement, il y a une bronca. Est-ce qu’il faut tout arrêter ? Franchement non…. Est-ce qu’on peut faire quelque chose qui soit mieux accepté et plus intelligent, sans doute oui ».
Donner plus d’autonomie aux autorités locales
Le président de la République semble notamment prêt à donner plus d’autonomie aux autorités locales qui ont une bonne connaissance du terrain et sont certainement totalement compétentes pour adopter des mesures adaptées aux problématiques locales. « Dire : on pense qu’on a des propositions plus intelligentes, mieux acceptables pour la population et qui seraient toute aussi efficaces, parce que nous on sait quel est le tronçon qui est dangereux, quel est celui qui ne l’est pas ou autre… À mon avis, peut-être qu’on peut y arriver », a déclaré Emmanuel Macron, provoquant un tonnerre d’applaudissements de la part des maires présents.
Un bilan au bout de deux ans d’application
De son côté, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, avait indiqué la veille de la déclaration d’Emmanuel Macron, dans un entretien accordé au quotidien régional La Dépêche, que l’abandon de cette mesure restait une option pour le gouvernement. « Nous nous sommes engagés à évaluer le résultat des 80 km/h au bout de deux ans, si cette mesure n’a servi à rien, alors oui nous pourrons revenir au 90 km/h ». Rendez-vous est pris pour l’été 2020 !