Rassembler plus d’organismes professionnels afin de cumuler leur représentativité et d’être reconnu par l’État, tel est l’objectif principal de l’ASAV qui s’est rebaptisée APAM.
Nouveau départ pour l’Alliance des services aux véhicules (ASAV). Pour rappel, l’ASAV avait été créée en juillet 2014 par l’Union nationale intersyndicale des enseignants de la conduite (UNIDEC), le Syndicat national du contrôle technique automobile (SNCTA) et le Syndicat du pneu (SPP). En novembre 2018, l’ASAV a changé de nom pour devenir l’APAM (Alliance des professionnels de l’automobile et de la mobilité). Une appellation mûrement réfléchie et qui permet de couvrir l’ensemble des services de l’automobile, y compris le secteur de la formation à la conduite, dont les termes « Alliance des services aux véhicules » ne faisaient pas forcément bien référence. Mais l’ASAV ne s’est pas contentée de se rebaptiser. En devenant l’APAM, les trois membres fondateurs ont accueilli deux nouvelles organisations en décembre 2018 : la Fédération de la distribution automobile (FEDA) et la Fédération nationale de l’Automobile (FNA), dont fait partie l’UNIC.
Une plus grande représentativité
Ce regroupement a essentiellement pour but d’offrir une meilleure représentativité des organismes qui constituent l’APAM. En effet, le seuil est actuellement fixé à 8 % des voies au niveau national pour être considéré comme représentatif. Or, il pourrait être revu à la hausse en 2021. En s’alliant au sein de l’APAM, les cinq organisations passeraient, selon Jean-Louis Bouscaren, président de l’APAM élu en juin 2018 pour un mandat de trois ans, « la barre des 25 % d’audience, avec environ 5 000 entreprises pour 33 800 salariés. Ce qui la place dans le top 30 des organisations patronales déclarées représentatives en France en 2017 sur les 289 répertoriées par le ministère du Travail et l’AGFPN ».
L’union fait la force, mais l’indépendance conserve l’identité !
Une stratégie donc pour continuer à négocier avec l’État et défendre les intérêts des différentes professions représentées. Pour autant, les membres de l’APAM entendent bien conserver leur identité et leur autonomie d’action. « Chacune de nos organisations dispose d’un historique et d’une identité qui lui est propre, affirme Alain Landec, président de la FEDA. Si nous devons fondre dans une seule entité, nous risquons de normaliser notre fonctionnement et de perdre notre force. » Ainsi, chaque organisation continue d’agir en son nom et en toute liberté. En d’autres termes, si l’UNIC et l’UNIDEC font désormais toutes les deux partie de l’APAM, elles gardent chacune leur liberté de mener des actions en leur nom propre si elles l’entendent. Par contre, tous les membres de l’APAM partagent un siège social au 89, rue du Faubourg Saint Antoine, à Paris. Et une mutualisation de certains services, juridiques notamment, est prévue. Enfin, l’APAM n’est pas contre l’idée d’accueillir de nouveaux syndicats comme le souligne Gérard Polo, président de la FNA : « L’APAM doit être un véhicule pour accueillir d’autres organisations ». L’Union fait la force !