Le Premier ministre a confié à la député Laurence Gayte une mission parlementaire sur l’amélioration de la sécurisation des passages à niveau.
Malgré les efforts effectués en termes d’aménagement et les actions de sensibilisation menées pour prévenir des dangers que peuvent constituer les passages à niveau, le gouvernement déplore un nombre encore trop important d’accidents survenant aux passages à niveau. C’est pourquoi le Premier ministre, Édouard Philippe, a chargé en novembre dernier, la député des Pyrénées-Orientales, Laurence Gayte, d’une mission parlementaire portant sur l’amélioration de la sécurisation des passages à niveau.
Une feuille de route en quatre points
Cette dernière a pour tâche de « réinterroger la politique de sécurisation des passages à niveau au regard des actions déjà menées en matière de sécurité routière et ferroviaire et des nouvelles solutions envisageables ». Pour cela, le Premier ministre lui demande de « dresser le bilan des actions mises en œuvre dans les plans d’actions successifs en identifiant celles qui apparaissent les plus efficaces ; de réaliser un panorama des options retenues à l’étranger et notamment des solutions ayant démontré leur efficacité en termes de réduction du nombre d’accidents ; de prendre en compte les principales causes des accidents récents survenus sur les passages à niveau afin de mieux cibler leur proposition d’action ; et enfin d’optimiser les leviers (y compris juridiques ou financiers) et les acteurs à mobiliser pour améliorer la sécurisation des passages à niveau et proposer des actions innovantes à mettre en œuvre ».
Des crédits en hausse
Dans un communiqué de presse, la ministre chargée des Transports, Élisabeth Borne, précise qu’au-delà « des moyens importants mobilisés par SNCF Réseau et les collectivités concernées, le gouvernement renforcera les moyens consacrés par l’État à la sécurisation des passages à niveau ». Ainsi, les crédits dédiés au sein de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) seront progressivement portés de 32 millions d’euros en 2018 à 45 millions d’euros en 2022. La députée doit rendre son rapport d’ici début mars 2019.
S. A.