Si le pourcentage d’apprentis conducteurs se présentant aux examens pratiques en candidats libres reste encore très faible, le nombre des candidats libres augmente très rapidement.
Pour rappel selon la DSR, « les candidats sont dits libres lorsqu’ils se présentent à l’examen du permis de conduire sans être inscrits dans une école de conduite ». Ainsi, ce sont quelque 10 013 candidats libres (toutes filières confondues) qui ont été examinés en 2017 contre 4 023 en 2016 et 3 081 en 2015, ce qui représente une augmentation de 149 % entre 2016 et 2017.
Un phénomène urbain
Cette très forte hausse est cependant à relativiser puisque les candidats libres ne représentent que 0,62 % des examinés en B. Par ailleurs, le phénomène qui touche essentiellement la catégorie B, à savoir 94 % des présentations aux examens en candidats libres, pour seulement 5 % en groupe lourd et 1 % en moto, est, toujours selon la DSR, « surtout présent dans les centres urbains (départements de Paris, de Seine-Saint-Denis et du Rhône, et les villes de Strasbourg et Le Havre) ». Si la catégorie B représente le plus grand nombre de présentations en candidats libres, elle enregistre le plus fort taux d’échec. Avec un taux de réussite de 42,09 % en 2017 contre 49,05 % l’année précédente, la filière libre en B affiche non seulement des résultats en baisse, mais aussi le plus mauvais taux de réussite par rapport à toutes les autres catégories de permis en filière traditionnelle. En effet, on est loin des 57,23 % de réussite au permis B en filière traditionnelle. De là à en conclure que les candidats qui se présentent à l’examen pratique en filière libre ne sont pas assez préparés, il n’y a qu’un pas.
S. A.