Après plusieurs années de baisse, la chute du nombre de candidats reçus du groupe lourd freine enfin pour afficher des chiffres quasiment similaires à ceux de 2016.
Depuis 2016, la catégorie BE n’est plus comptabilisée dans le groupe lourd. Un changement de méthodologie qui a engendré une baisse du nombre de présentations aux examens du groupe lourd. Mais ce changement de méthode de comptage n’explique pas la tendance baissière enregistrée depuis plusieurs années. En effet, la formation du groupe lourd est fortement liée à l’économie du secteur des transports. Or, il n’est un secret pour personne que le transport, de marchandises notamment, est en crise. Si 2017 enregistre une baisse du nombre de présentations aux examens, elle est cependant moins importante que les années précédentes. En effet, si l’on prend en compte le nombre de candidats reçus en circulation toutes catégories confondues, la différence entre 2017 et 2016 n’est que de 263 personnes.
Taux de réussite en hausse
Avec 78,83 % en 2017, le taux de réussite est en hausse infime par rapport à 2016 (78,66 %). Mais on observe une très grande disparité entre les départements. Ainsi, avec 97,30 %, la Meuse enregistre le plus haut taux de réussite tandis que le département des Landes prend la derrière place du classement avec seulement 54,64 %. À noter que si le taux moyen de réussite reste quasiment identique à celui de 2016, en 2017, l’écart entre le taux le plus haut et taux le bas s’est creusé. En effet, en 2016, les Alpes-de-Haute-Provence tenaient le haut du pavé avec 97,19 %, soit un peu moins que la Meuse en 2017. Mais la Creuse qui se positionnait en bas de classement en 2016 affichait près de 7 points de plus (61,46 %) que les Landes en 2017.
S. A.