Interrogé le 30 octobre dernier sur RTL, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, s’est dit convaincu de l’efficacité en matière de sécurité routière de l’abaissement de la vitesse à 80 km/h.
Pour Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, l’abaissement de la vitesse à 80 km/h sur certaines portions du réseau routier français est « une bonne mesure ». Cependant, le ministre a reconnu qu’une première évaluation sur l’impact en termes de mortalité routière à seulement trois mois de la mise en œuvre n’était « pas viable. Sur le dernier trimestre on a une baisse, mais sur le dernier mois, on a une augmentation du nombre de morts. Donc, je préfère être honnête avec vous, ce n’est pas un outil satisfaisant pour l’instant ».
Objectif : sauver une vie par jour
Toutefois, Christophe Castaner a rappelé qu’une évaluation de la mesure qui « vise à sauver une vie par jour et aussi des centaines de blessés graves tous les jours » était prévue à l’issue de deux ans d’application. Si elle ne fait pas baisser le nombre de morts, on reviendra à 90 km/h. Si par contre, on établit qu’elle a fait baisser le nombre de morts, à ce moment-là, j’aurai la fierté d’avoir assumé l’impopularité de la mesure, mais en même temps, de savoir qu’elle aura sauvé des vies ». Le ministre de l’Intérieur a également souligné que « les excédents de recettes liées à la verbalisation et aux radars automatiques vont uniquement aux centres de soins pour les grands blessés ». Enfin, Christophe Castaner a une nouvelle fois indiqué que le gouvernement français n’envisageait pas de rendre obligatoire une visite médicale pour les conducteurs à partir d’un certain âge.
S. A.