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groups Groupements — Novembre 2018

Congrès CER : Savoir prendre le virage de la qualité et de la modernité

Le 35ème congrès CER s’est déroulé du 25 au 27 octobre à Reims, dans la Marne. Un congrès qui a officialisé d’importants changements visant à pérenniser le réseau CER.


Trente-cinq ans d’existence, ça se fête ! Alors, on ne pouvait pas trouver mieux que Reims, la capitale du Champagne, pour célébrer cet événement avec effervescence. Et lorsque Jean-Yves Lanoy, responsable CER de la région 03 et organisateur de ce congrès arrive habillé en chevalier pour nous conter avec verve et en alexandrins l’histoire du réseau, avant de conclure « CER, c’est Continuer Ensemble notre Réussite », la bonne humeur et les rires envahissent la salle. De quoi oublier, le temps d’un instant, une réalité économique délicate pour nombre de professionnels.


Des armes pour se battre contre la concurrence
Car il n’a échappé à personne qu’entre les plateformes qui affichent des tarifs très bas, les contraintes administratives de plus en plus lourdes et les jeunes de moins ne moins motivés pour venir apprendre à l’auto-école, le moral de la profession est en berne. Pour autant, Patrick Crespo, président de CER, croit en l’avenir des écoles de conduite et de CER. Et en ces temps difficiles, l’appartenance à un réseau fait plus que jamais sens pour se serrer les coudes. À ce titre, Patrick Crespo prône deux valeurs : la qualité et la modernité. Une qualité reconnue par la labellisation développée par le réseau « qui a une vocation commerciale à destination du client », combinée au label de l’État « qui a plus pour objectif d’établir une standardisation des écoles de conduire afin de réorganiser le marché », souligne le président du groupement, pour qui « les deux liées se révèlent excellentes pour CER ». Une qualité de la formation d’ailleurs déjà reconnue par nombre de sociétés puisque le bilan de l’activité de la structure CER Formations est très positive pour 2017. Mais la qualité ne suffit pas, il faut aussi savoir se moderniser pour répondre à l’évolution de la société. Une évolution qui passe par Internet et notamment la plateforme CER (www.cer.asso.fr) à destination du grand public qui propose un forfait Code en ligne pour 14,90 euros. Grâce à ce tarif très compétitif, CER espère inciter les élèves à s’inscrire et capter ainsi des prospects. Le but étant de communiquer l’adresse mail du client à l’auto-école CER la plus proche de chez lui. « À charge ensuite à l’établissement « de le contacter pour lui proposer éventuellement du Code en présentiel et des cours de pratique », explique Patrick Crespo.


Modification des statuts de CER Réseau
Si la pérennisation du réseau passe par la création et la mise en place de nouveaux projets, force est de constater que c’est souvent un travail qui s’inscrit dans la durée. C’est pourquoi les mandats des élus qui étaient de trois ans passeront à cinq ans dès la prochaine élection. « Au début, les mandats étaient de deux ans, rappelle Patrick Crespo, mais cela ne permettait pas d’avoir une vision à long terme. C’est pourquoi, nous étions passés à trois ans. Avec le recul, on a pu constater que c’est également un peu trop court pour mettre en place une politique à long terme. Par ailleurs, la rémunération du président du réseau CER qui avait été évoquée l’an dernier, a été votée à la majorité, malgré quelques vives contestations dans la salle. Patrick Crespo a expliqué que la charge d’un président demandait une présence quotidienne, ce qui impliquait de délaisser sa propre activité. Pour la pérennité du réseau, il n’était plus viable de ne travailler que sous la forme du bénévolat car on risquait, à plus ou moins long terme, de ne plus trouver de candidat à la présidence du réseau. Il a donc été décidé de verser au président une rémunération mensuelle qui fluctuera en fonction de la santé économique du réseau et qui ne pourra excéder l’équivalent de deux fois la valeur du Smic en vigueur.


Proposition de partenariat avec l’UNIDEC
Par ailleurs, Patrick Crespo a profité du congrès pour proposer aux adhérents de se rapprocher d’une organisation professionnelle. Objectif : renforcer la position de CER au sein des discussions avec le gouvernement. À cet effet, Patrick Mirouse, président de l’UNIDEC a présenté à la tribune les principaux chevaux de bataille de son syndicat, à savoir : remettre tous les acteurs de la profession sur le même principe d’équité fiscale, stopper le développement des candidats libres, faire respecter le programme du REMC, abaisser l’AAC à 14 ans, créer un livret d’épargne pour les jeunes destiné à financer le passage du permis de conduire, etc. Si la plupart des congressistes approuvent un certain nombre de revendications de l’UNIDEC, l’idée d’un partenariat avec ce syndicat ne fait pas l’unanimité. D’une part, le lien qui unit l’UNIDEC à l’ECF fait craindre à certains que ce partenariat ne soit un moyen pour l’ECF d’absorber CER. D’autre part, des adhérents CER sont déjà affiliés à un autre syndicat. Pierre Talon, président de la FNEC et adhérent CER, a d’ailleurs demandé à intervenir à la tribune pour proposer un partenariat CER/FNEC. Pour l’heure rien n’est acté, et Patrick Crespo s’est voulu rassurant en affirmant que si un partenariat est conclu avec l’UNIDEC, les adhérents n’auraient pas l’obligation d’adhérer au syndicat.


S. A.


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