Après plusieurs actions menées dans le département, les auto-écoles ont obtenu gain de cause sur certains dossiers, mais le coefficient d’attribution des places reste catastrophique.
Depuis deux ans, la Gironde accumule les problèmes : manque de places d’examen, départ du délégué et blocage des dossiers d’inscription des élèves avec le passage à l’ANTS. Une situation devenue dramatique au fil des mois pour certains établissements qui ont dû licencier du personnel, voire mettre la clé sous la porte, faute de pouvoir travailler correctement.
Nomination d’une nouvelle déléguée
Mobilisées à plusieurs reprises (manifestations en mars et juin 2017, puis en mars 2018) pour alerter l’administration, les écoles de conduite girondines ont enfin été entendues et certains dossiers ont pu être réglés. Une nouvelle déléguée a pris son poste en mai 2018 en remplacement du délégué précédent qui avait quitté son poste en novembre 2017. Un soulagement pour les écoles de conduite du département, même si Sandra Carasco, déléguée de l’UNIC pour la Gironde tempère tout enthousiasme. « Pour le moment, nous ne l’avons rencontrée qu’une seule fois lors de la réunion d’information sur la labellisation car elle est souvent en formation. » Autre problème résolu : le blocage des dossiers d’inscription des élèves dû au passage à l’ANTS. Pour rappel, jusqu’à 3 900 dossiers s’étaient retrouvés bloqués en attente de traitement, entraînant un ralentissement de l’activité pour les auto-écoles. « C’est réglé depuis le mois de mai dernier, assure Sandra Carasco », qui explique que désormais les dossiers sont pris en charge par le centre de Toulouse.
Pas assez d’inspecteurs
Reste le problème du manque de places d’examen à régler. Si le département compte 29 inspecteurs, plusieurs sont en arrêt maladie, ce qui génère un manque de places d’examen pratique depuis de nombreux mois. Par ailleurs, le déblocage des dossiers d’inscription en attente a provoqué un effet d’entonnoir avec un besoin de places d’examen plus important. Et c’est sans compter la période estivale durant laquelle les inspecteurs prennent comme la plupart des Français, des vacances bien légitimes. Résultat, « en août, le coefficient était de 0,6 », tempête la responsable de l’UNIC. « Ce n’est pas possible de travailler de la sorte », déclare Sandra Carasco qui souligne cependant que la Gironde bénéficie de renforts d’inspecteurs venant de départements voisins. « On a eu des inspecteurs venus de Charente et des Landes, ce qui pénalise aussi les départements concernés, mais ne suffit pas à résoudre le problème. » Dépitée de voir que « malgré la meilleure volonté de l’administration », le problème ne se résout pas, la représentante de l’UNIC n’exclut pas de reprendre des actions dès la rentrée de septembre si la situation ne s’arrange pas rapidement.