À première vue, cette casquette n’a rien de spécial. Sauf que cette dernière est équipée d’un accéléromètre, d’un gyroscope et d’un processeur. Un petit concentré de technologies qui fait d’elle une casquette connectée capable de détecter et d’analyser les mouvements de la tête de la personne qui la porte. Ainsi, elle peut détecter des signes associés à la somnolence afin d’avertir le conducteur qu’il est temps pour lui de prendre une pause. « La casquette peut détecter les mouvements de la tête avant même que le conducteur ne ferme les yeux, par exemple lorsque les muscles de sa nuque commencent à se détendre. Ce qui permet d’anticiper la somnolence et ainsi éviter que le chauffeur ne s’endorme au volant », explique le Docteur Lia Bittencourt, de l’institut du sommeil, qui a participé au développement de l’accessoire.
Encore un prototype
Le dispositif active pour cela trois signaux : une légère vibration, un son d’alerte ainsi qu’une lumière clignotante. Pour l’heure, la casquette connectée du constructeur est encore à l’état de prototype, mais elle pourrait être un jour développée à grande échelle et permettre d’éviter des accidents. En effet, selon le dernier baromètre de l’ASFA et de l’association Prévention Routière, 32 % des conducteurs déclarent être en dette de sommeil. Par ailleurs, 12 % (contre 15 % en 2013) avouent avoir vécu un bref assoupissement ayant provoqué un accident, un incident ou un sentiment de danger immédiat, en particulier ceux travaillant en horaires décalés. En 2013 déjà, 41 % des conducteurs en mission professionnelle et 28 % des automobilistes sur leur trajet domicile/travail affirmaient conduire avec une dette de sommeil. La somnolence au volant est donc loin d’être un détail dans les causes d’accidentologie en France.