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warning Sécurité routière — Mai 2018

Risques de la conduite : un rôle de sensibilisation des médecins envers les patients

L’association Prévention Routière avec le soutien de la MACSF a réalisé une étude auprès des professionnels de santé sur la diffusion des messages de prévention routière à faire passer auprès de leurs patients.


Sur le panel des 578 professionnels de santé interrogés, 77 % des praticiens estiment avoir un rôle à jouer en matière de prévention routière auprès des patients. Ils sont même 97 % à trouver légitime d’informer les patients sur les différents risques de la conduite liés à leur pathologie ou à leur traitement et 93 % de les inciter à adapter leur conduite à leurs capacités. Mais entre « trouver légitime », et « faire », il y a une petite différence. Ainsi, 94 % des sondès affirment véritablement évoquer les risques de la conduite automobile avec leurs patients. Par ailleurs, ils ne sont que 38 % à formuler des recommandations par écrit. La somnolence, les addictions et les troubles de la vision sont les trois cas les plus cités pour lesquels il leur paraît indispensable d’informer les patients sur les risques de la conduite automobile et les bons gestes à adopter.



Un manque d’information
Près de la moitié du panel interrogé regrette le manque d’information (45 %) et de formation (54 %) sur la problématique de la sécurité routière. Il faut dire que seuls 42 % des professionnels de santé sont conscients que leur responsabilité peut être engagée lors d’un d’accident causé par l’un de leurs patients dont la pathologie ou le traitement est susceptible d’altérer la capacité à conduire.


Pas légitime à interdire de conduire
Selon le Docteur Thierry Houselstein, directeur médical MACSF, « les professionnels de santé sont un maillon essentiel dans la sensibilisation des patients à l’impact de certaines pathologies, addictions, traitements ou états de santé particulier sur la conduite. De plus, ce sont eux qui sont les plus à même de sensibiliser et informer les patients. Mais 71 % des praticiens considèrent logiquement qu’ils ne sont pas légitimes pour interdire la conduite ».


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