Le CNPA-ER et l’UNIDEC avaient demandé un rendez-vous à Matignon pour faire le point sur l’état des difficultés économiques de la profession.
Alerter sur les graves difficultés économiques et « les concurrences déloyales » auxquelles font face les écoles de conduite, mais aussi « demander des clarifications sur les textes législatifs qui seraient en préparation », tel était l’objectif de l’entretien sollicité auprès de Matignon par l’intersyndicale constituée par le CNPA-ER et l’UNIDEC.
La règle est la même pour tous
Cette dernière a donc été reçue le 11 avril dernier par le conseiller du Premier ministre. Dans un communiqué commun, Patrice Bessone, le président du CNPA-ER, et Patrick Mirouse, le président de l’UNIDEC, donnent un compte rendu de cette entrevue. Selon ces derniers, « en ce qui concerne les concurrences déloyales, le conseiller a rappelé que dans ce domaine, la règle est la même pour tous et qu’il ne saurait y avoir d’exception. L’instruction interministérielle de mai 2017 doit s’appliquer intégralement et les contrôles et sanctions vont continuer de tomber ». Par ailleurs, l’intersyndicale indique que « le gouvernement et l’administration souhaitent trouver des solutions pour faciliter l’accès au permis de conduire et ainsi améliorer l’efficience de la filière de l’éduction à la sécurité routière ». À ce sujet, elle précise que « le CNPA et l’UNIDEC vont travailler ensemble dans les tous prochains jours, avec les ministres concernés, pour proposer des solutions allant dans ce sens ». Enfin, ayant obtenu la confirmation « qu’il n’est pas fait mention des écoles de conduite dans les projets de loi en préparation et que la déréglementation de notre profession n’est pas à l’ordre du jour », l’intersyndicale a pris la décision, à l’issue de cette réunion, de suspendre la manifestation qui avait été annoncée pour le 18 avril 2018. Pour autant, elle demandait à la profession de rester mobilisée « si les échanges des prochaines semaines avec les ministères s’avéraient infructueux ».