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campaign Syndicats — Mai 2018

UNIC : Philippe Colombani plaide pour la labellisation

Le président de l’UNIC explique sur son blog pourquoi les écoles de conduite doivent opter pour la labellisation.


« Labellisation, il n’y a pas d’autre option ! ». Le message est clair. Sur son blog, Philippe Colombani, président de l’UNIC reconnaît que « la conjoncture n’est pas favorable, dire que les vents nous sont contraire serait une lapalissade, jamais notre profession n’a été en aussi mauvaise posture ». Il ne nie pas que le nombre de dépôts de bilan explose, mais il constate également qu’il « y a encore de nombreuses ouvertures, ce qui, au final, fait que les nombre d’établissements est stable ».


Plusieurs facteurs de concurrence
Le président de l’UNIC se dit conscient du développement des plateformes qui « pose un réel problème » pour les écoles de conduite dites traditionnelles et rappelle, pour l’occasion, que l’UNIC est toujours en procédure judiciaire contre En Voiture Simone. Il s’insurge également contre « le développement des moniteurs indépendants qui pose un problème de concurrence déloyale ». Pour autant il déclare : « ne soyons pas naïfs, les pouvoirs publics n’ont ni les moyens, ni la volonté d’y mettre un terme et toutes les gesticulations que nous ferons n’y changerons pas grand-chose ». Enfin, il reconnaît que le développement des sociétés de location de voitures à doubles commandes « pose un énorme problème ».


Réinventer la profession
Face à ce bilan peu optimiste, Philippe Colombani dit comprendre l’inquiétude de nombre de personnes dans la profession. Mais il exhorte la profession à « garder son calme » et à s’adapter. « Oui s’adapter !, s’exclame le président de l’UNIC, car l’ancien monde s’écroule et il ne reviendra pas. Il nous faut réinventer notre profession, nous remettre en cause et changer. Il faut absolument redorer l’image de la profession, il faut que nous acceptions que si nous en sommes là, c’est qu’il a des raisons et que nous avons notre part de responsabilité ».


Le label est une chance pour la profession
C’est pourquoi Philippe Colombani plaide en faveur de la labellisation proposée par la Délégation à la sécurité routière (DSR). Pour lui, « le label doit être considéré comme une chance, comme une opportunité que nous devons saisir. Dans toutes les professions des labels ont été mis en place, il n’y a aucune raison objective pour que notre profession y échappe. Il ne sert à rien de gesticuler, de crier que ça va mal, personne ne viendra nous sauver. C’est à nous d’y arriver. Soyons positifs. Battons-nous positivement. Le label est une piste parmi d’autres et elle ne doit pas être rejetée ». D’où sa conclusion : « Labellisez-vous sans attendre, il en va de votre intérêt » !


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