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school Formation — Avril 2018

Ornikar : des ambitions à l’international

Si depuis sa création en 2014, Ornikar est dans le viseur de la profession, force est de constater que malgré plusieurs procès intentés à son encontre, notamment par des syndicats auto-école, la start-up n’est pas prête à baisser le rideau. Bien au contraire, son fondateur, Benjamin Gaignault a réussi à convaincre de nouveaux investisseurs de soutenir financièrement Ornikar.


Une levée de fond de 10 millions d’euros
Ainsi, la start-up vient de lever pas moins de 10 millions d’euros auprès d’Idinvest Partners, Partech Ventures, Elaia Partners et Brighteye Ventures. Cet apport financier a pour but de développer l’activité en France en travaillant avec un plus grand nombre d’enseignants de la conduite indépendants (pour l’heure Ornikar revendique 300  moniteurs) et d’auto-écoles partenaires, mais également en investissant dans la publicité pour se faire mieux connaître du grand public. Par ailleurs, Benjamin Gaignault ne cache pas des ambitions à l’international. Dans les colonnes du quotidien Les Échos, il déclarait : « dès les débuts, je voulais aller très vite, très haut, très loin. Nous voulions révolutionner l’examen de conduite et nous avons démontré la viabilité de notre modèle en France. Le monde entier, à l’exception des États-Unis et du Royaume-Uni, est un marché qui n’a pas évolué et qui reste à conquérir ». Le fondateur d’Ornikar veut ainsi reproduire son modèle de plateforme de mise en relation entre élèves et enseignants indépendants dans d’autres pays comme l’Allemagne, l’Espagne ou encore l’Italie. Un objectif qui a visiblement séduit les fonds d’investissement.


De nouveaux services prévus en France
Benjamin Gaignault ne s’arrête pas là. En marge de l’activité de formation à la conduite, Ornikar veut proposer des services aux nouveaux titulaires du permis de conduire. L’idée serait d’accompagner les clients tout au long de leur vie de conducteur grâce à des partenariats noués entre des sociétés et Ornikar. Pour commencer, la start-up met au point une opération qui devrait permettre aux jeunes conducteurs d’acquérir un véhicule neuf pour moins de 100 euros par mois et de souscrire une assurance bien moins chère que ce qui est généralement prévu pour les conducteurs novices.


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