Rachetée par l’Utah-Ceram le 9 mars 2017, La Conduite Préventive poursuit son activité de sensibilisation à la sécurité routière des salariés en entreprise.
En ce matin de décembre 2017, la conduite préventive prend tout son sens. L’arrivée sur le célèbre circuit de Linas-Montléry, dans
l’Essonne, où est basée La Conduite Préventive, se fait sur la pointe des pneus. Toute en douceur. Et pour cause, un froid glacial a transformé le parking en miroir. À peine sortis de nos véhicules, on se transforme en pingouins un peu gauches pour arriver entiers jusqu’au hall d’accueil où un café chaud est le bienvenu.
Le risque routier, premier risque d’accident en entreprise
C’est opération porte-ouverte pour présenter les activités du centre de formation spécialisé dans les stages de prévention des risques routiers en entreprise. Cathy Briffa, responsable de La Conduite Préventive rappelle en guise de préambule que « le risque routier est le premier risque d’accident en entreprise ». Par ailleurs, « il fait partie du document unique (DU) », en d’autres termes, toute entreprise a pour obligation de mettre tout en œuvre pour assurer la sécurité de ses salariés.
C’est pourquoi, La Conduite Préventive propose diverses formations en fonction des besoins des entreprises. Cela va des stages post-permis traditionnels qui s’effectuent avec une voiture aux formations plus particulières à bord de véhicules spécifiques. Et cette année, la nouveauté réside dans les stages moto. « Pour chaque formation, nous prévoyons un instructeur pour trois à quatre stagiaires, pas plus, souligne Cathy Briffa. Nous proposons des formations adaptées à tous les métiers, mais la méthodologie reste la même. Nous travaillons sur le comportement, sur le véhicule, sur l’environnement, l’organisation du travail. Nous abordons également le sujet des éventuelles addictions, la réglementation et l’écoconduite. Enfin, nous proposons un diagnostic et un plan de prévention. »
Travail sur les distances de sécurité
Pour étayer ses propos, Cathy et ses équipes ont prévu quelques ateliers. Les participants à cette journée de communication, essentiellement des responsables de la sécurité dans diverses grandes entreprises privées ou publiques se répartissent en petits groupes.
Nous voilà donc à bord d’une berline compacte équipée d’un freinographe Projetel, qui comme son nom le laisse deviner, permet de travailler sur les distances d’arrêt. Lancé sur une piste fermée à 60 km/h, le conducteur a pour consigne d’effectuer un freinage d’urgence dès qu’il entend un signal. Une fois la voiture arrêtée, un moniteur pose un plot pour marquer l’endroit. Puis, les stagiaires sont invités à mesurer la distance parcourue par le véhicule entre le moment où le conducteur a commencé à freiner et où la voiture s’est totalement immobilisée. Les stagiaires restent bouche bée. « Je suis surpris par la distance parcourue et pense que cela peut être utile au quotidien », confie l’un d’eux. Car effectivement, « à 50 km/h, on parcourt en moyenne 14 mètres en fonction des conditions météo et il faut en moyenne 9 mètres pour freiner et 28 mètres par s’arrêter », explique le formateur. « C’est une vraie prise de conscience », déclare un stagiaire pour qui l’exercice est une première. La prise de conscience se poursuit avec des exercices sur simulateur qui permettent de faire perdre le contrôle du véhicule au conducteur qui pensait parfaitement le maîtriser, et cela, dans différentes situations.
Sentir ses limites sur deux-roues
Enfin, un dernier atelier a pour but de présenter l’école de perfectionnement à la conduite sur deux-roues (scooter, MP3 et moto) de l’ancien pilote William Coste, avec qui La Conduite Préventive a noué un partenariat. Malheureusement, la piste totalement verglacée ne permet pas d’effectuer les démonstrations pratiques prévues. Il faudra se contenter des explications de William qui présente les différents exercices pratiques pour travailler le freinage, la tenue de la trajectoire, la posture sur la machine ou encore comment acquérir des automatismes que les stagiaires n’ont pas forcément eu le temps d’intégrer lors de la formation initiale. Si tant est qu’ils aient eu une formation ! Quoiqu’il en soit et quel que soit le niveau des stagiaires, ces stages se révèlent toujours utiles car mieux vaut prévenir que guérir.
S. A.