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work Gestion & management — Mars 2018

Polémique : PermiGo 2 dans le viseur de Pascal Blache

Accusé par le maire du 6ème arrondissement de Lyon de faire repayer aux élèves inscrits à PermiGo 1 des heures alors qu’il s’était engagé à servir les heures non effectuées, Ronan Le Boulaire de PermiGo 2 dément fermement.


Le 18 janvier dernier, Pascal Blache, maire du 6e arrondissement de Lyon a diffusé un communiqué de presse pour dénoncer les pratiques de PermiGo 2. « Ces derniers jours, j’ai été sollicité à plusieurs reprises par des élèves ayant contracté avec l’entreprise nationale de conduite PermiGo ». Selon Pascal Blache, alors que PermiGo 2 s’était engagé à servir aux élèves inscrits à ParmiGo 1, les heures de conduite non effectuées, « ces mêmes élèves (…) se voient refuser cette formation et sont appelés à payer à nouveau, car selon PermiGo version 2, ils n’ont plus la possibilité de continuer à délivrer des heures gratuites. L’accès des élèves à la plate-forme PermiGo a été coupé : ils ont l’obligation de se déplacer et signer un nouveau contrat, alors que la majorité d’entre eux n’a aucune marge financière ! ». Le maire du 6e arrondissement de Lyon a donc « décidé d’interpeller directement Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, afin qu’il accepte de recevoir une délégation de victimes ». Et de préciser : « si les victimes me le demandent, je les accompagnerais au ministère pour plaider leur cause ».


PermiGo réfute les accusations
Interrogé, Ronan Le Boulaire, président du groupe Arcan, s’insurge : « c’est totalement faux ! » Ce dernier explique qu’il a été demandé aux élèves qui n’avaient pas acheté de produit à PermiGo 2 de signer un contrat avec PermiGo 2. « C’est une question purement juridique et d’assurances, précise Ronan Le Boulaire. Nous leur avons effectivement demandé de signer un contrat avec PermiGo 2, mais en aucun cas, nous leur avons demandé de repayer des heures qui avaient déjà été réglées à PermiGo 1. Nous tenons notre engagement de servir toutes les heures facturées par PermiGo1 dont la prestation n’a pas été assurée. »



Plus de 1 000 anciens élèves sur 5 500 ont passé le permis
Pour preuve, « nous avons servi 50 000 heures depuis la reprise de PermiGo et plus de 1 000 élèves sur les 5 500 qui étaient inscrits chez PermiGo 1, ont déjà passé leur examen du permis de conduire », indique le président du groupe Arcan. Si Ronan Le Boulaire reconnaît que PermiGo 2 reste pour l’heure déficitaire, dû au fait d’assurer des prestations gratuitement aux élèves inscrits sous PermiGo 1, il reste optimiste quant à l’avenir de PermiGo 2 et entend bien retrouver un équilibre financier cette année, comme il l’indiquait à La Tribune des Auto-Ecoles dans le n° 217, daté de novembre/décembre 2017. À l’instar de Pascal Blache, il affirme avoir pris contact avec le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, mais également avec le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, pour sollicité un rendez-vous et exposer sa version des faits.


PermiGo 2 représente 70 emplois
Par ailleurs, si Ronan Le Baulaire se dit écœuré par les attaques de Pascal Blache, qui selon lui, « n’a même pas pris la peine de nous contacter pour avoir notre version des faits ou savoir ce qui se passait », il tient à souligner que « PermiGo 2, c’est tout de même 70 emplois à la clé ».


S. A.


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