En raison d’un effectif insuffisant au service du permis de conduire, l’enregistrement des dossiers des élèves prend aujourd’hui plus de 2 mois, empêchant les auto-écoles du Pas-de-Calais de travailler…Depuis bien un an et demi, l’enregistrement des dossiers des candidats au permis rencontre des problèmes chroniques dans le Pas-de-Calais. « Les délais d’enregistrement sont trop longs (plus de 2 mois, alors qu’ils devraient être de 8 à 15 jours) et de plus des dossiers sont égarés », a ainsi re-signalé Joël Mortier, président départemental de la FNEC, dans un courrier envoyé au préfet le 21 mai dernier. Et malgré déjà plusieurs lettres adressées auparavant pour tirer la sonnette d’alarme, la situation ne s’arrange pas.
MANQUE DE PERSONNELCar le service de la répartition des permis de conduire souffre d’un manque de personnel, explique-t-il. « Parfois, le service obtient le renfort d’une personne pendant une semaine. Ils ont à peine le temps de la former qu’elle doit déjà partir. Il faudrait que la préfecture prenne des mesures pour renforcer ce service. Mais ce sont toujours des mesures provisoires », déplore Joël Mortier, qui indiquait début juillet : « il y a environ 3 000 à 4 000 dossiers en retard ».
PAS DE TRAVAIL SANS DOSSIERSConséquence de ces dysfonctionnements : « Nous avons des candidats qui sont prêts, mais nous n’avons pas leur dossier pour les présenter au Code. Nous ne pouvons même pas leur faire commencer la formation pratique. Les candidats motos, qui n’ont même pas le Code à re-passer, viennent s’inscrirent, mais doivent attendre ces deux mois et demi d’enregistrement de dossier pour commencer la pratique. En fin de mois, nous sommes même obligés de rendre des places d’examen. Alors que nous avions des candidats à présenter. Cela porte préjudice à nos entreprises, surtout celles qui ont des salariés, car on a le potentiel de candidats pour travailler, mais sans les dossiers on ne peut pas travailler », souligne Joël Mortier.
Sans parler des dossiers égarés, qui amènent à refaire un second dossier. « Parfois, le service retrouve les premiers et nous les envoie. On se retrouve alors avec 2 dossiers pour un élève ! », ironise le président FNEC Pas-de-Calais. Et de conclure : « De plus en plus de collègues sont mécontents et seraient prêts à manifester ».
Bérengère Huvey