Le 34e congrès s’est tenu du 26 au 28 octobre dernier à Arles dans les Bouches-du-Rhône. Un congrès placé sous le signe de la labélisation pour une reconnaissance de la qualité des auto-écoles du réseau.
Objectif : qualité ! Tel aura été le fil conducteur de ce 34e congrès. Une volonté dictée par la nécessité de se démarquer de la concurrence féroce des auto-écoles qui privilégient des prix cassés au détriment du service et de la pédagogie. Pour marquer sa différence aux yeux du public, le réseau CER a donc opté pour la voie de la labellisation.
L’idée remonte à 2015 et le projet a été lancé l’an dernier lors du congrès à Bordeaux. Cette année, au moment où se tenait le congrès d’Arles, 63 établissements de conduites sur les 320 adhérents du réseau avaient obtenu le précieux sésame et 14 étaient en cours d’obtention du label. Ce dont s’est félicité Patrick Crespo, président du réseau, avant de préciser la démarche du groupement. « Nous avons voulu faire notre propre référentiel afin de pouvoir l’ajuster à notre activité et ne pas laisser des membres sur le bord de la route ».
Les avantages de la labellisation
Selon Patrick Crespo, la labellisation présente plusieurs avantages. Elle permet d’établir des standards minimum pour exercer le métier, mais aussi d’entrer dans une démarche d’amélioration continue. De plus, cette démarche collective effectuée au sein du groupement peut avoir des répercussions positives dans les entreprises « parce que les salariés sont sensibles à cette labellisation et c’est un moyen de les fidéliser ». Certes, le montage du dossier pour répondre aux 72 exigences prend du temps car il nécessite d’analyser l’activité à différents niveaux, mais « il faut savoir sortir de notre zone de confort », a martelé le président de CER.
Un label pour la formation moto
Convaincu de l’intérêt d’une labellisation, Patrick Crespo a d’ailleurs précisé que la cellule moto du réseau travaillait actuellement à proposer un label pour la formation moto.
Concrètement, les auto-écoles ayant obtenu le label « CER, c’est réussir », reçoivent un document à mettre en évidence dans le local de l’école de conduite et un autocollant à apposer sur la vitre. Lors du congrès, Patrick Crespo a invité Emmanuel Barbe, délégué à la sécurité routière, à prendre la pose avec une reproduction en grand format du label pour le lancement officiel de ce dernier. Le délégué s’est dit « content d’avoir posé avec ce label » qui va dans le sens de la qualité, alors que l’État vient de boucler son dossier de certification et que le référencement Datadock sera obligatoire au 1er janvier 2018 pour effectuer nombre de formations. L’occasion pour Emmanuel Barbe de rappeler que cette certification proposée par l’État sera gratuite et facilement accessible aux auto-écoles déjà labellisées.
La dématérialisation soulève le mécontentement
Mais si le délégué à la sécurité routière et les adhérents CER se sont entendus sur la labellisation, un autre sujet a suscité la discorde. À une semaine de la généralisation de la dématérialisation, nombre d’auto-écoles n’ont pas manqué de se plaindre des disfonctionnements du système. Dossiers non enregistrés, délais de retour trop longs, la liste des doléances a tourné à la liste à la Prévert. Emmanuel Barbe a entendu les critiques et s’est excusé « pour la gêne de disfonctionnement » et a demandé « un peu de patience encore », avant de déclarer : « mais dans quelques mois, on se demandera comment on a bien pu faire avant, sans la dématérialisation ». Un argument qui a peu convaincu les auto-écoles pour qui, il est urgent que le système fonctionne car il en va de la viabilité des entreprises.
Élection du bureau et des représentants de région
Des élections avaient lieu cette année pour renouveler les membres du bureau et les responsables régionaux. Avec quelques changements puisque Xavier Savignac, vice-président de CER Réseau ne se représentait pas afin de pouvoir se consacrer entièrement à son activité professionnelle, de même que Michel Tepper, membre du bureau et représentant de la région Île-de-France depuis quinze ans, déjà en retraite mais toujours très actif dans le réseau a souhaité laisser la place aux jeunes et ne s’est pas représenté.
Ont été élus, Patrick Crespo qui se représentait au poste de président, Karl Raoult à la vice-présidence. Ce dernier était jusqu’à présent responsable de la région 02. Ont été réélues membres du bureau Christine Chauvet et Magali Garnier. Et est entré au bureau : Franck Patras. Au niveau des régions, ont été élus responsable de la région 01, Yann Lenoir pour faire suite à Michel Tepper et Anthony Leroux devient responsable de la région 02. Les autres responsables de régions ont été réélus à leur poste, à savoir Jean-Yves Lanoy (région 03), Guy Sorin (région 04) et Jean-Luc Gonard (région 05).
S. A.