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gavel Réglementation — Avril 2017

- Voitures-radar -
Test de l’externalisation vers des opérateurs privés

Depuis fin février, les premières voitures-radar gérées par des opérateurs privés sont testées dans l’Eure.


Après la privatisation de l’ETG, l’État se lance dans la privatisation des voitures-radar. But de l’opération, selon le ministère de l’Intérieur : libérer du temps de travail pour les forces de l’ordre qui pourront ainsi se consacrer pleinement « à des tâches mieux en rapport avec leur qualification au profit de la lutte contre l’insécurité routière, comme la recherche des conduites en état d’ivresse ou après la prise de stupéfiants, la lutte contre la délinquance et la protection de la population. Elle permettra également d’augmenter le temps d’usage des voitures-radar afin d’assurer un meilleur respect des limitations de vitesse sur l’ensemble du réseau ».
Rappelons que 383 voitures-radar circulent sur les routes de France depuis mars 2013. Mais jusqu’à présent, elles nécessitaient la présence de deux policiers ou deux gendarmes ; l’un étant affecté à la conduite et l’autre au réglage de l’appareil en fonction de la vitesse autorisée sur la portion de route contrôlée.
Désormais, cette tâche sera dévolue à des sociétés privées qui seront rémunérées selon une prestation fixée par avance.


450 véhicules-radars
Le nombre de véhicules banalisés équipés d’un GPS, d’un radar inséré dans la plaque d’immatriculation, d’un appareil photo sur le tableau de bord, ainsi que de quatre caméras, dont deux à l’arrière, qui peuvent lire les panneaux de vitesse devrait passer à 450.
Chaque véhicule sera conduit par une seule personne qui n’interviendra pas lors de la verbalisation et les données seront directement transmisses de façon cryptée à un officier de police judiciaire du Centre automatisé des constations routières (Cacir) de Rennes.
Pour l’heure, ces voitures-radar sont testées dans l’Eure et ne sont pas en mesure de flasher les véhicules en infraction. Elles devraient être déployées dans toute la Normandie dès septembre, puis dans le reste de la France.
S. A.


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