Un rapport du Forum international des transports préconise de changer l’approche de la conception de la sécurité routière pour ne plus déplorer de morts sur les routes.
C’est un peu le principe de la méthode Coué fondée sur l’autosuggestion. Un rapport du Forum international des transports (FIT), organisation intergouvernementale qui regroupe 57 pays membres et intégrée au sein de l’OCDE, prône une nouvelle approche de penser la sécurité routière. Ainsi, il suggère de raisonner en termes de routes « sûres » et non plus de routes « moins dangereuses ».
En effet, jusqu’à présent, la conception de la sécurité routière consiste à améliorer la situation existante sur la base des pratiques en place. Alors qu’un système sûr part du principe qu’il ne doit tout simplement plus y avoir le moindre tué ni le moindre blessé grave sur les routes. Toute est dans la nuance. En partant de cet état d’esprit, le rapport espère favoriser la prise de conscience de l’urgence de prendre des décisions fortes par des responsables politiques déterminés et visionnaires. Le rapport souligne par ailleurs que le concept de responsabilité partagée doit être à la base de toute politique intégrée et des mesures d’un système sûr.
Des objectifs concrets
Enfin, le rapport du FIT estime qu’il faut étayer les aspirations d’objectifs concrets à réaliser. En conséquence, « il faut poser des jalons qui montreront que le but visé, s’il est pensé sur le long terme, n’en est pas moins réaliste. Ainsi le gouvernement suédois a pu annoncer en 2008 qu’aucun enfant n’avait perdu la vie cette année-là dans un accident de vélo. Plusieurs villes d’Europe, du Japon et des États-Unis n’ont enregistré aucun accident de la route mortel et 16 villes européennes de plus de 50 000 habitants n’ont eu à déplorer aucune perte de vie humaine pendant cinq années consécutives ». Bref, vouloir c’est faire et non pas se contenter d’espérer !
S. A.