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warning Sécurité routière — Janvier 2017

- Éducation routière -
Le CSER a repris du service

Renforcé par l’arrivée de nouveaux membres, le Conseil supérieur de l’éducation routière (CSER) s’est réuni le 25 novembre dernier. Avec, à l’ordre du jour, notamment la question de l’affichage des taux de réussite.


Le Conseil supérieur de l’éducation routière (CSER) était presque au complet, le 25 novembre dernier, pour sa réunion de rentrée. Seuls manquaient à l’appel le député, en cours de nomination par l’Assemblée nationale, et un représentant de l’association UFC-Que choisir. Les autres membres, nouvellement intégrés au sein de l’organe consultatif et représentatif des professionnels de la formation à la conduite et à la sécurité routière, ont pris leurs fonctions.

Plusieurs craintes
Pierre Ginefri, sous-directeur de l’éducation routière, a profité de l’occasion pour faire un point sur la réforme du permis de conduire engagée en juin 2014. Il a présenté les chiffres des délais d’attente à l’examen pratique, qui poursuivent leur décrue, et a dressé le bilan « positif » de l’externalisation de l’ETG. Il a également fait un point d’étape sur les campagnes de contrôle en cours dans les secteurs de l’enseignement de la conduite et des stages de sensibilisation à la sécurité routière.
En réponse, des membres du CSER ont formulé leurs craintes. « Certains redoutent que le phénomène de candidature libre ne s’amplifie pour l’examen pratique. Mais, pour l’heure, son impact est minime », tient à corriger Pierre Ginefri. Quant aux campagnes de contrôle, les représentants des organisations professionnelles dénoncent, une nouvelle fois, « des opérations mal ciblées ».

La suite début 2017
Autre sujet sur la table, l’affichage des taux de réussite théorique et pratique des auto-écoles. Pierre Ginefri a évoqué la possibilité de les communiquer via le site Internet de la sécurité routière. Ces informations, disponibles à partir d’une carte, seraient complétées par différentes données, comme le nombre de formateurs de l’établissement et les formations proposées, afin de « les remettre dans leur contexte ».
« Si ce n’est pas la sécurité routière qui publie les taux de réussite, d’autres le feront. Et on ne sait pas qui, ni comment », s’explique Pierre Ginefri.
Il a également été question de la mise en place de la labellisation et de la certification des auto-écoles. Ces marques de qualité, « qui devraient permettre aux établissements de valoriser leur travail de formation », sont encore au stade de réflexion. Dernier point, la question de l’encadrement des frais d’accompagnement à l’examen pratique. Les organisations professionnelles ont exprimé leur souhait de réhausser le plafond, qui correspond actuellement au prix d’une heure de conduite.
L’ensemble de ces sujets feront l’objet de discussions début 2017 au sein de différents groupes de travail.
A. B.


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