Le Syndicat des équipement de la route (SER) a publié son livre blanc, qui, à travers 10 propositions, souligne que l’amélioration de l’état des routes peut contribuer à réduire l’accidentalité routière.
« Les mesures répressives engagées contre la vitesse, l’alcool et la prise de stupéfiants, ne semblent plus suffisantes pour endiguer l’accidentalité routière. » Tel est le constat du Syndicat des équipements de la route (SER), qui regroupe les principales entreprises du secteur. Selon son président Jean-Bernard Conrad, « il devient donc urgent de trouver d’autres leviers d’action pour éviter que la route continue de sacrifier des vies, comme une meilleure prise en compte de nos équipements routiers ».
Pour cela, le SER a formulé 10 propositions, rassemblées dans un livre blanc (consultable sur le site du SER www.equipements-routiers-et-urbains.com), qu’il présentera aux candidats à l’élection présidentielle.
Une partie de ces propositions prône la prise en considération de l’état des routes dans la politique de sécurité routière :
• Intégrer des critères liés à la l’état de la route et de ses équipements dans les statistiques d’accidentalité,
• Généraliser les enquêtes techniques indépendantes à l’ensemble des accidents de la route,
• Établir une cartographie annuelle de l’état des routes et de ses équipements,
• Utiliser les crédits formation pour renforcer les compétentes techniques des gestionnaires de voirie en matière d’équipements de la route,
• Organiser une opération nationale de remplacement de la signalisation routière installée sur le territoire depuis plus de 20 ans,
• Déployer la route intelligente (dite de « 5e génération ») en donnant la préférence à l’exploitation intelligente des infrastructures existantes.
Intégrer les instances de sécurité routière
D’autres propositions visent à modifier les instances existantes :
• Créer une commission « séniors et sécurité routière » pluridisciplinaire au sein du CNSR, afin d’adapter les équipements routiers aux conducteurs âgés,
• Nommer un délégué interministériel pour favoriser la synergie entre tous les acteurs impliqués dans la route de 5e génération,
• Nommer un membre du SER pour siéger au CNSR,
• Rapprocher la Délégation à la sécurité et à la circulation routières (DSCR) et la Direction générale des infrastructures, des transports et de la mer (DGITM).
C. S.