Une cinquantaine d’enseignants de la conduite se sont mobilisés le 29 septembre dernier à Annecy, en Haute-Savoie. Ils fustigent la pénurie d’inspecteurs et le manque de places d’examen dans le département.
En Haute-Savoie, les auto-écoles sont en colère. Et le font entendre. Une cinquantaine d’enseignants de la conduite ont manifesté à Annecy le 29 septembre dernier entre le centre d’examen et la préfecture de Haute-Savoie.
Ils dénoncent la carence d’inspecteurs dans le département. « Trois postes d’inspecteurs sont vacants. Actuellement, ils ne sont plus que 5, alors que le département est très actif. Nous enregistrons beaucoup de candidats à l’examen du permis de conduire », explique Philippe Noe, responsable de l’auto-école CER 74.
« Entre 5 et 6 mois de délais d’attente »
Problème, les trois postes d’inspecteurs vacants ne parviennent pas à être pourvus. « Il y a très peu de postulants. Le coût de la vie est trop cher à Annecy », indique Nadine Navel, vice-présidente de la section 74 du CNPA. Les délais d’attente se sont allongés en conséquence, dans un département pourtant traditionnellement bon élève. Ils étaient estimés à 64 jours en mai 2016, soit trois jours de moins que la moyenne nationale, selon les chiffres de la Sécurité routière. « Nous comptons actuellement entre 5 et 6 mois de délais d’attente, constate de son côté Philippe Noe. Nous souhaitons revenir à un nombre raisonnable de représentations, au moins égal à la moyenne nationale. »
Des inspecteurs plus mobilisés sur la pratique
Une délégation a été reçue au terme de la manifestation en préfecture. La réunion a été suivie d’une séance de travail à la Direction départementale des territoires (DDT) le 17 octobre dernier. Pour Joël Anne, le président de la section 74 du CNPA, la question de la pénurie des inspecteurs « reste en suspens ».
« Le seul engagement concret qu’on nous a fait, c’est que les inspecteurs seront plus mobilisés sur les épreuves pratiques avec l’externalisation de l’ETG, qui a débuté début novembre pour les centres d’Annecy et de Thonon ». Mais, juge Nadine Navel, il faudra attendre le mois de décembre pour constater « une éventuelle amélioration des délais d’attente ».
A. B.