Une trentaine de délégués syndicaux ont manifesté le 11 octobre dernier à Niort devant la Direction départementale des territoires pour dénoncer les difficultés budgétaires que connaissent les inspecteurs. Un message entendu par les autorités.
« Les caisses sont vides dans les Deux-Sèvres ! » Le 11 octobre dernier à Niort, une trentaine de délégués syndicaux se sont rassemblés devant la Direction départementale des territoires (DDT). Ils ont pointé du doigt l’état préoccupant du budget alloué par le ministère de l’Intérieur aux inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière. Selon eux, les agents missionnés sur les centres d’examen secondaires étaient dans l’obligation, faute de moyens, d’avancer leurs frais de déplacements et d’utiliser leur véhicule de service.
« Nous avons constaté au début de l’été que les retards de remboursement se multipliaient. Le problème est national, mais le département des Deux-Sèvres a été le premier à se faire entendre », indique Thomas Knecht, secrétaire général du SNICA-FO.
Les centres secondaires maintenus
Les difficultés s’accumulant, les délégués syndicaux craignaient des répercussions sur le service de proximité et s’inquiétaient d’une éventuelle suppression de certains centres d’examen pratique. « Cette situation témoigne de la politique de rationalisation des coûts menée par l’État, analyse Thomas Knecht. Notre rôle est de s’assurer que le maillage du territoire est préservé et que les inspecteurs sont en capacité d’aller au plus près des besoins des élèves et des auto-écoles. »
Au terme de la manifestation, les délégués syndicaux ont été reçus par la direction de la DDT. « Nous avons obtenu l’engagement que le budget complémentaire demandé serait prioritairement consacré au remboursement des frais de déplacement des inspecteurs et que l’utilisation des voitures de service se ferait sur la seule base du volontariat. En conséquence, les agents pourront de nouveau utiliser leur véhicule personnel. » La SNICA-FO a également obtenu la garantie du maintien des centres secondaires. Ces engagements sonnent comme une victoire pour le syndicat, qui reste toutefois « vigilant pour la suite ».
A. B.