Menacé de fermeture en raison de l’externalisation de l’ETG, le centre d’examen de la ville bretonne de Pontivy obtient un sursis jusqu’à l’été 2017.
Irréductibles Bretons. Comme l’ensemble des centres d’examen de l’État, celui de Pontivy devait fermer au plus vite après l’externalisation du Code de la route, début juin. Mais voilà, les professionnels des auto-écoles de la ville du Morbihan ont donné de la voix. Ils s’en sont émus auprès de la mairie, qui a ensuite interpellé le préfet à ce sujet.
La raison ? Les professionnels redoutent que la privatisation ne vienne condamner ce service de proximité, fréquenté par près de 80 élèves à chaque session. Fin juin, aucun des deux opérateurs privés ayant obtenu l’agrément, La Poste et SGS, n’avait officiellement annoncé l’ouverture d’un centre d’examen à Pontivy ou dans les environs. Ces entreprises ont toutefois confirmé leur implantation à Vannes, Lorient et Ploërmel, c’est-à-dire au minimum à 40 minutes de Pontivy en voiture. « On ne souhaite pas que l’offre soit centrée uniquement autour de ces villes, qui sont trop éloignées pour nos élèves », indique Allain Ferré, responsable de l’auto-école Allain Ferré à Pontivy.
Les inspecteurs restent sollicités
Après s’être entretenue avec des responsables des auto-écoles du secteur, la maire de Pontivy, Christine Le Strat, avait eu un retour positif de la part du préfet, lui garantissant que le centre ne fermerait pas. Mais les professionnels étaient restés prudents, préférant attendre une réponse officielle par écrit. La décision est finalement tombée début juillet. Le centre pourra rester ouvert, au moins jusqu’à l’été 2017.
« Afin qu’il n’y ait pas de rupture dans ce service, les inspecteurs du permis de conduire de l’État continueront à assurer cette mission, là où ils le faisaient avant cette réforme, jusqu’à l’été 2017, a indiqué dans un courrier Raymond Le Deun, préfet du Morbihan. Cette période sera mise à profit pour organiser au mieux l’implantation des opérateurs privés agréés. Le changement d’opérateur ne remet nullement en cause l’existence d’un centre d’examen à Pontivy. »
A. B.