Micro entreprise artisanale à la création, les Éditions nationales du permis de conduire sont devenues en l’espace de 20 ans un acteur majeur de l’édition spécialisée dans les produits destinés à la formation à la conduite.
Tout commence en septembre 1996. Épaulés par deux salariés, Didier Thomas et Jacques Gacougnolle s’installent dans un appartement du quartier des Dervallières, à Nantes (Loire-Atlantique), qui devient le siège des Éditions nationales du permis de conduire (ENPC). La toute jeune entreprise propose alors des diapositives de tests aux écoles de conduite. Les débuts relèvent un peu de la débrouille puisque les produits sont stockés dans le bac à douche !
Mais le succès est rapidement au rendez-vous. Et dès l’année suivante, la petite entreprise qui ne connaît pas la crise quitte l’appartement pour emménager dans des locaux commerciaux plus vastes, inaugurés par Claude Bartolone, alors ministre délégué de la ville. Il faut dire que développement oblige, ENPC commence à diversifier sa gamme de produits en lançant son premier livre de Code B et a besoin d’espace. En 1999, la société d’édition continue sur sa lancée et reprend Ecolauto pour étoffer son offre. Afin de faire fructifier les affaires, Didier Thomas embauche alors des commerciaux. Trois ans après sa création, l’entreprise est passée de quatre à vingt-quatre salariés.
Communiquer, un acte incontournable
Créer et vendre des produits est une chose. Communiquer en est une autre. Pour faire connaître ENPC, Didier Thomas s’appuie bien évidemment sur ses commerciaux, mais crée en avril 2000 Pleins Feux, « notre premier magazine d’information » à destination des auto-écoles, explique-t-il dans l’édito, avant de préciser qu’il « a pour mission d’enrichir la relation qui nous unit ». Signe de la bonne santé de l’entreprise et de sa pénétration du marché, le logo évolue et la base line initiale « L’essentiel pour réussir » est remplacée par « La Nouvelle Référence ». Avant de devenir en 2005 « La référence ». Tout un symbole, d’autant qu’il coïncide presque avec un nouveau déménagement, dans des locaux encore plus grands, situés à Saint-Herblain, dans la banlieue nantaise.
Le virage d’Internet
Une fois implanté sur le marché auto-école, ENPC ne peut plus se contenter d’être suiveur, mais se doit d’être novateur en misant sur la technologie. C’est ainsi qu’outre le logiciel d’évaluation des élèves baptisé ÉVAL Conduite, des DVD tests avec boîtier-réponses à destination des élèves pour permettre de s’entraîner au passage de l’ETG chez eux, ENPC prend le virage d’Internet en proposant en 2007 des tests en ligne avec Prépacode. Avant la sortie en 2010 de Timeo, un logiciel de suivi pédagogique des élèves sur tablette qui permet de remplacer les fiches de suivi papier. Une petite révolution pour l’époque qui annonce déjà la dématérialisation de l’activité auto-école. De la gestion des plannings en passant par la tenue des fiches de suivi aux cours et tests de Code, tout ou presque peut désormais se gérer à distance via Internet.
En 2014, une page se tourne. Didier Thomas prend sa retraite. ENPC qui a rejoint en 2013 le groupe Média participation de la branche Éditions Fleurus est confié à Yves Painsar, nommé directeur général par les Éditions Fleurus. Désormais avec 63 salariés, l’entreprise poursuit son développement pour proposer une gamme complète de produits qui va des livres de Code aux simulateurs de conduite en passant par les Virtuel’Cours. Une chose est sûre : si les cours sont désormais virtuels, la réussite de ENPC est bien réelle.
S. A.