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school Pédagogie — Juillet 2016

- Tablettes et caméras embarquées -
La technologie envahit l’habitacle

Les véhicules d’apprentissage intègrent désormais des outils technologiques embarqués qui permettent de dispenser un enseignement encore plus complet et mieux adapté à chaque élève.


« Au début, il a été difficile de faire accepter à nos enseignants que les tablettes embarquées n’étaient pas destinées à les remplacer ! », se souvient Karine Rauzduel, gérante de l’auto-école Cettac (1 agence à Boulogne-Billancourt, 1 autre à Paris 16e). « Depuis, il leur serait difficile de s’en passer. » La gérante nous présente son arsenal technologique, fourni par Ediser, et nous explique comment ses enseignants l’utilisent. Visite guidée.
« Chaque tablette embarquée peut intégrer différents types de produits dédiés, comme le logiciel NomaPad (enseignement détaillé, prévisualisation des scènes de conduite, analyse des situations pour mieux les appréhender, etc.), le logiciel Exapad, qui permet notamment de préparer les examens blancs, ainsi que le bilan détaillé des élèves, ou la fiche de suivi de formation SuiviPad ».
Tous ces produits sont liés entre eux, et également avec les simulateurs de conduite. Pour sa part, l’élève, à l’aide du code d’accès PackWeb, peut notamment retrouver le parcours et les difficultés de chacune de ses leçons.
« La fiche de suivi électronique présente en outre un avantage sur la fiche papier traditionnelle, ironise la gérante, c’est que les commentaires notés par l’enseignant sont toujours parfaitement lisibles, car non écrits à la main. L’élève prenant des leçons avec différents moniteurs pouvait parfois avoir du mal à déchiffrer l’écriture de l’un d’entre eux ! »
Ce qui n’empêche pas les enseignants de la conduite de pouvoir dessiner des schémas sur la tablette avec leur doigt ou un stylet, pour rendre plus parlantes certaines explications.

Des contenus adaptés à l’établissement
« Nous avons imposé des contenus dans les tablettes, afin d’homogénéiser les enseignements des moniteurs, avec l’objectif que l’élève ne survole pas une partie du programme de formation, peu ou pas développée par un enseignant », précise Karine Rauzduel. De même, les programmes intégrés aux tablettes étant très complets, la gérante a passé du temps à éplucher tous les contenus, afin de sélectionner les plus adaptés aux enseignants de la conduite de son auto-école et à leurs élèves.

La caméra embarquée, le 3e passager
Fin 2015, l’auto-école Cettac a décidé, à titre expérimental, d’équiper les véhicules de 5 moniteurs (sur la quinzaine que compte l’école de conduite) de caméras embarquées, avec deux affectations possibles. « Premièrement, explique Karine Rauzduel, la caméra s’utilise directement dans le véhicule. Sur l’indication du moniteur, l’élève s’arrête, et visionne immédiatement les images de la caméra, reliée à la tablette embarquée de l’enseignant. L’élève peut ainsi prendre concrètement conscience des erreurs qu’il vient de commettre et n’admet pas toujours. Par exemple, l’un de nos élèves avait pour habitude de rouler trop à droite sur la chaussée. Malgré les remarques du moniteur, il n’avait pas véritablement pris conscience de ce défaut. Une fois la vidéo visionnée, il l’a admis et a corrigé sa conduite. »
Deuxième utilisation, les vidéos filmées par la caméra sont visionnés de retour à l’auto-école, en salle, de manière plus complète et plus détaillée. « Nous envisageons également d’utiliser les caméras pour filmer les examens blancs des élèves », explique la gérante. Avant d’ajouter qu’au vu des réactions positives des élèves comme des moniteurs, l’auto-école devrait généraliser l’usage des caméras à l’ensemble des leçons de conduite.
Yohann Berthe, directeur de l’auto-école Drive Innov’ (2 établissements dans la Drôme, à Valence et Portes-lès-Valence), utilise aussi des caméras embarquées dans ses véhicules-école. « À la fin de la leçon, la vidéo est remise à l’élève, qui la visionne chez lui en intégrant les observations de l’enseignant. Il prend ainsi très vite conscience de ses erreurs et progresse plus rapidement ».
Pour sa part, Philippe Dupont, gérant de l’auto-école Connect (Boulogne-sur-Mer), ouverte en novembre 2015, se sert également de caméras embarquées, afin de « moderniser l’image de l’auto-école ». L’une est classiquement positionnée devant le pare-brise avant, tandis qu’une deuxième est placée à l’arrière du véhicule, afin d’enregistrer les manœuvres. « Après la leçon, l’élève me remet sa clé USB et repart avec sa vidéo. »
Simple comme bonjour !
C. S.


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