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school Pédagogie — Juillet 2016

- Formation -
Des stages dédiés aux personnes atteintes de troubles « Dys »

À Lyon, l’Ecole de conduite française (ECF) accompagne depuis janvier les personnes atteintes de dyslexie, dysphasie et dyspraxie dans l’apprentissage du Code de la route et de la conduite.


Comment peut-on enseigner la conduite aux personnes atteintes de troubles « Dys » ? L’ECF Lyon a trouvé la solution. Depuis le mois de janvier, elle organise des sessions pour les élèves dyslexiques (trouble de la lecture), dysphasiques (trouble lié au développement du langage oral) et dyspraxiques (altération de la capacité à exécuter de manière automatique des mouvements déterminés). « On avait constaté que les personnes atteintes de troubles « Dys » demandaient régulièrement un tiers-temps supplémentaire, explique Christelle Oberholz, directrice du CESR ECF de Lyon Bron. Or, ce n’est pas forcément le fait d’avoir plus de temps qui les aide, mais la manière dont l’apprentissage est assuré. »
Pendant 18 heures, réparties sur trois jours, ils abordent par groupe de quinze la théorie de la conduite et de la sécurité routière avec des enseignants spécialement formés, notamment par la Fédération Française des Dys, aux troubles du langage sur l’apprentissage.

Reformuler les propos
Ces stages sont axés sur l’écoute, en favorisant les échanges et en reformulant les propos de manière adaptée à chaque participant. Ainsi, par exemple, au lieu d’utiliser le terme « décélérer », le formateur va plutôt dire « lâcher l’accélérateur ». Ou encore, pour la phrase « Je roule  au  moins à 50 km/h », l’élève atteint de troubles « Dys » aura tendance à comprendre « Je roule à moins de 50 km/h ». Le formateur préfèrera « Je roule déjà à 50 km/h » ou bien « Ma vitesse actuelle est de 50 km/h » afin de la reformuler positivement, en occultant le mot « moins ». « On prend le temps pour expliquer les choses, pour s’adapter à chaque élève, sachant que ces stages sont ouverts à toutes les personnes qui expriment des difficultés à assimiler l’apprentissage du Code de la route, qu’elles présentent ou non des troubles « Dys » », explique Christelle Oberholz.
La mise en place de ces formations représente un nouveau pas pour l’ECF Lyon dans sa volonté de développer l’apprentissage de la conduite auprès de tous les publics. Elle propose déjà depuis trente ans des cours pour les personnes en situation de handicap.
A. B.


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