La préfecture des Ardennes a établi une charte qualité à destination des auto-écoles, à laquelle 36 établissements ont adhéré le 3 mars dernier, soit environ la moitié des écoles de conduite ardennaises.
Proposer une démarche qualité aux auto-écoles et à leurs clients, telle est l’idée proposée par le comité de pilotage territorial du Service public de l’éducation routière et du permis de conduire (SPERPC) des Ardennes lors d’une réunion qui s’est tenue en avril 2015. Depuis, le projet de ce comité a fait son chemin, aboutissant le 3 mars dernier à l’adhésion de 36 auto-écoles du département à la charte qualité ainsi élaborée. Cette dernière, articulée autour de 3 axes principaux que sont l’information fournie aux candidats, la qualité de la formation qui lui est délivrée et le suivi administratif de son dossier, a pour but principal d’instaurer « un signe de qualité à destination des usagers », explique Pascale Delamarre, responsable du service sécurité et bâtiment durable à la Direction départementale des territoires (DDT) des Ardennes.
Une exigence supplémentaire
Outre le respect scrupuleux de la législation, cette charte, bien accueillie par la plupart des établissements, impose de nouvelles obligations aux établissements signataires, parmi lesquelles celle de proposer des cours théoriques sur les grands thèmes de la sécurité routière ou d’utiliser systématiquement un livret d’apprentissage comme outil de dialogue avec l’élève.
« Cela règlemente le fonctionnement des auto-écoles, se réjouit Nolwenn Zoppi, gérante de l’auto-école Nassau à Sedan. Comme nous répondions déjà à ces exigences, nous avons logiquement adhéré ». Néanmoins, la signature de la charte n’octroie en aucun cas des garanties de reconnaissance ad vitam aeternam. Le taux de réussite est ainsi un élément clé du maintien d’un établissement dans la liste des signataires.
« Si le taux de réussite annuel d’une auto-école souhaitant adhérer se situe plus de 10 points en-dessous de la moyenne départementale, elle doit mettre en place un suivi par un IPCSR pour améliorer ses statistiques, explique Pascale Delamarre. De même, si un établissement signataire obtient un score inférieur d’au moins 10 points à cette moyenne, il dispose de 2 ans pour se remettre à niveau. Dans le cas de non-respect des obligations, la radiation de la liste peut être prononcée par le préfet ».
B. V.