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school Formation — Mars 2016

- Essonne -
La piste moto catalyse les tensions

Avec une seule piste moto pour le département, les instances sont obligées de modifier la méthode d’attribution des places. Mais l’alternative pose problème au regard des évolutions récentes de la profession.


Le décret du 1er décembre 2015 encadrant les frais de présentation à l’examen des différents permis avait été décrié par la profession, les plafonds instaurés étant jugées trop bas. Des doléances qui, aujourd’hui, trouvent leur parfaite démonstration en Essonne. En effet,  ce département du sud de l’Île-de-France ne dispose que d’une seule piste pour les épreuves plateau des catégories A et C, située à Villabé, condamnant le planning à être rapidement surchargé. Pour faire face à cet écueil, la préfecture a décidé depuis de longs mois de revoir sa méthode d’attribution des places pour les épreuves moto. Conséquence, les convocations remises aux auto-écoles sont divisées en deux  catégories : certaines sont libres (plateau ou circulation), d’autres sont uniquement valables pour des examens en circulation. Ce qui ne correspond pas toujours aux besoins réels des établissements. « Parfois, nous n’avons pas d’élèves présentables pour l’épreuve en circulation, explique Xavier Quentin, président départemental du CNPA. Du coup, on annule et cela se répercute sur l’attribution suivante… ».

L’heure de convocation en cause
Mais le principal problème de cette méthode alternative reste l’heure de convocation pour l’épreuve forcée. « Celles-ci sont à la même heure pour tout le monde, or tous les élèves ne passent pas en même temps ! », peste Xavier Quentin. S’il déplore en premier lieu la longue et inadmissible attente que cela provoque pour les candidats, il souligne ensuite l’incohérence de ce choix face aux durées facturables des frais de présentation. « Pour certains, le déplacement pour venir sur la piste est long. Pour ma part, si je suis convoqué à 8h, je quitte le local à 7h. Et si je passe en dernier, je suis de retour à l’auto-école à 10h30, soit 3h30 de perdues dont moins de la moitié est facturable. C’est une perte conséquente de temps et d’argent ! », explique le syndiqué qui continue de militer pour une convocation à l’heure de passage. D’autant qu’investir dans une piste supplémentaire n’est pas dans les plans du préfet. « L’ancien délégué avait essayé d’en obtenir une mais sans succès, faute de financements. Et l’actualité repousse d’autant plus cette hypothèse… » souffle-t-il.
B. V.


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