Tâches administratives inadaptées, retard dans les paiements de frais de déplacement… Les inspecteurs du permis de conduire du Calvados protestent contre la détérioration de leurs conditions de travail.
Déjà échaudés par le contexte actuel national des réformes initiées par la loi Macron, qui remet en question leur rôle, les inspecteurs du permis de conduire du Calvados dénoncent également des décisions locales les concernant.
Comme l’indique le SNICA-FO, « alors que le dépassement du temps de travail pour l’ensemble du corps constitue un sujet majeur de préoccupation, la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) du Calvados, en manque d’effectif, impose aux agents deux tâches administratives supplémentaires ».
Les inspecteurs ont désormais à saisir leurs congés sur le logiciel « Astrow », ainsi que les frais générés suite à l’utilisation de leur propre véhicule pour les besoins du service sur le logiciel « Chorus/DT ». Des outils que le SNICA-FO estime « totalement inadaptés aux spécificités des IPCSR. Ces derniers sont en effet soumis à des déplacements nombreux et réguliers, et n’ont pour la plupart d’entre eux qu’occasionnellement accès à l’Intranet, mode de connexion nécessaire pour l’utilisation de ces logiciels ».
De plus, les inspecteurs déplorent « des retards très importants » de paiement de leurs frais de déplacement, « parfois équivalents à 1 mois de salaire ».
Pour exprimer son mécontentement, le SNICA-FO avait déposé un préavis de grève dans le Calvados, initialement prévu le 16 novembre, et suspendu suite aux attentats du 13 novembre à Paris. Première revendication, le syndicat demandait « que les IPCSR n’aient pas à utiliser les progiciels Astrow et Chorus/DT, et que d’autres personnels s’acquittent de cette tâche administrative à leur place ». Il exigait également « que le paiement des frais de déplacement temporaires intervienne avec la plus grande régularité et mensuellement », et enfin « que des unités soient ôtées hebdomadairement du planning des IPSCR afin d’assurer le passage en répartition, le dispositif actuel consistant à créditer du temps de récupération étant inadapté ».
Avancées obtenues
Comme l’explique Thomas Knecht, secrétaire général adjoint du SNICA-FO, « suite à notre demande, nous avons été reçus le 23 novembre par le préfet du Calvados, attentif à nos arguments et au malaise des agents. Dès le 30 novembre, nous avons reçu un document actant que les IPCSR du Calvados refusant d’utiliser Chorus/DT verraient leurs états de frais saisis par des personnels du bureau ».
C. S.