Depuis le début l’année, les délais de second passage des examens du permis de conduire ont diminué en Essonne.
Selon l’annonce du préfet de l’Essonne, environ trois mois sont actuellement nécessaires – en moyenne – pour se représenter à un examen du permis de conduire après un échec. Si l’objectif du ministère de l’Intérieur (45 jours) fixé un an auparavant n’est pas encore atteint, quelques mesures ont néanmoins permis d’abaisser l’attente.
L’ETG sous-traité
La surveillance de l’examen théorique général (ETG) a ainsi été confiée pendant plusieurs semaines à des agents administratifs volontaires parmi lesquels des réservistes de la police, de la gendarmerie ou de divers ministères. « Cela a donné la possibilité aux inspecteurs de se consacrer davantage à l’examen pratique », confirme Hélène Ménicanti, co-gérante de l’auto-école FCSR Rabiteau à Étampes. Par ailleurs, ces mêmes IPCSR ont accepté la mise en place d’examens supplémentaires en fin de journée ou les samedis. Résultats : près de 1 300 candidats supplémentaires ont pu être présentés au cours du premier semestre 2015.
Cependant, l’examen du Code a connu une période de turbulences « autour des mois d’avril et mai, faute d’agents volontaires, raconte Xavier Quentin, gérant de l’auto-école Lardy Conduite et président du CNPA 91. Nous avons alors demandé le rétablissement des inspecteurs à la surveillance de l’ETG ». Si les délais restent corrects depuis, le gérant précise qu’il est parfois obligé de donner des places à cause d’élèves qui demandent plus de temps entre le premier échec et le second passage.
« Ils ont des agendas de ministres et leur motivation n’est pas suffisante pour donner la priorité à l’examen sur leurs sorties. C’est aussi un problème pour l’attribution des places », se lamente Xavier Quentin.
B. V.