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school Pédagogie — Août 2015

- Nouvelles technologies -
L’auto-école, toujours à la pointe

Contrairement à une idée préconçue, les établissements de conduite ont toujours su s’adapter à l’arrivée de nouvelles technologies. Mais ces outils pédagogiques ont aussi leurs limites.


Non, les auto-écoles ne vivent plus à l’ère des diapositives pour enseigner le Code de la route. C’est ce que laissait entendre Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, lorsqu’il a présenté sa réforme du permis de conduire au printemps 2014. Hormis quelques rares « dinosaures » peu férus d’informatique, et qui inscrivent par exemple toujours leurs élèves aux examens sur papier, la plupart des professionnels ont bien été obligés de vivre avec leur temps. Qui, aujourd’hui, prend encore ses rendez-vous sur son bon vieil agenda ? A priori peu de gens. Hier le CD-Rom, les DVD et les boîtiers pour le Code, aujourd’hui les solutions de Code en ligne, les applications smartphone pour réviser l’ETG, les tablettes dans les véhicules pour les enseignants, les espaces intranet pour les élèves… La profession a toujours été plus ou moins contrainte de s’adapter à l’arrivée de nouvelles technologies. À la fois pour vivre avec son temps, mais également pour ne pas être trop décalée par rapport aux attentes des élèves, souvent jeunes et férus d’outils numériques. Si les fournisseurs pédagogiques savent proposer les produits « à la pointe », qui séduiront les élèves et faciliteront la vie des salariés de l’auto-école, il faut parfois prendre du recul sur ces outils pas toujours magiques.

Un équilibre à trouver
Quand un concept comme celui d’Ornikar est arrivé sur le marché, ses dirigeants ont dit vouloir « sortir » de l’auto-école traditionnelle, en proposant une plateforme numérique où les cours en salle seraient absents et où la relation humaine serait réduite à la portion congrue. La profession a crié au scandale, au moins ceux qui proposent, encore, des cours d’ETG en salle, et paient des charges importantes sur les salaires de leurs employés, afin de proposer une équipe pédagogique de qualité. Malgré tout, les auto-écoles ne se sont-elles pas tirées une balle dans le pied en acceptant toutes les solutions en ligne ? Est-ce le cours de l’histoire que d’accepter le changement ? Quelque part, celui-ci est inéluctable. Comme souvent, un équilibre doit être trouvé. Un équilibre qui laisse la part aux nouvelles technologies, à l’humain et à la pédagogie, à la sécurité routière, et qui maintienne un coût rationnel pour le permis de conduire. Vaste programme en perspective…
Lucas Lallemand


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