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handshake Congrès professionnels — Août 2015

- Assemblée générale de l’Anper -
Se diversifier pour ne pas perdre pied

L’Anper, association nationale pour l’éducation routière, a tenu son assemblée générale, à Reims, vendredi 22 mai. Les formations de récupération de points étant en crise, l’association prône la diversification.


Comme en 2013, le bilan de l’année 2014 pour l’Anper (Association nationale pour l’éducation routière) n’est pas très positif. La faute notamment, encore une fois, au PAP (permis à points), principale activité de l’association mais qui n’en finit plus de perdre… des points ! À tel point que la diversification semble être une des seules solutions pour garder la tête hors de l’eau. « Nous voulons participer à l’évolution de la profession », soutient Loïc Turpeau, président de l’Anper.

Le PAP perd 18 %
Non seulement l’activité permis à points de l’Anper a baissé de 18 % en 2014, mais la politique tarifaire a elle-aussi dû être revue à la baisse. Ces dernières années, le coût du stage a perdu 25 %, passant de 245 à 160 euros !
« On a affaire à des marchands de permis à points. La concurrence est très importante, le volume de stagiaires n’augmente pas contrairement au nombre de centres qui explose », s’inquiète Loïc Turpeau. Le CNPA-Éducation Routière, représenté par son président Patrice Bessone, également membre du bureau de l’Anper, a promis de « prendre ce dossier à bras le corps » et d’en parler à Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière.
Pour faire face à ce constat critique sur le PAP, qui ne cesse de s’affirmer d’années en années, l’Anper a d’abord développé une politique de réduction des charges. Les indemnités des intervenants ainsi que leurs frais de déplacements ou de repas ont été sensiblement diminués, afin de conserver un équilibre précaire. Cela permet notamment au bilan financier d’être légèrement excédentaire.
Pierre Lemayitch, secrétaire général de l’Anper, résumé ainsi les objectifs financiers : « pour faire face à des produits en baisse, les charges sont contenues et les taux de marge améliorés ». L’Anper ne veut plus, en outre, dépendre du permis à points et souhaite « développer de nouveaux produits pour les années à venir », souligne son secrétaire général.

« Surfer » sur le REMC
Comme la mise en place du CQP (Certificat de qualification professionnelle) a tardé cette année, pas mal de stages de capacité de gestion ont été organisés pendant qu’il était encore temps. Ce qui a un peu « dopé » l’activité (27 stages en 2014 contre 17 en 2013). L’Anper souhaite également surfer sur la vague du REMC (Référentiel pour l’éducation à une mobilité citoyenne) pour proposer des formations adaptées auprès des professionnels. D’ailleurs, les formations professionnelles ont été en augmentation sur l’année écoulée, avec 90 sessions de formation pour 1 800 stagiaires. Les interventions dans le domaine du continuum éducatif, notamment pour des jeunes conducteurs, des apprentis et des conducteurs confirmés, ont également un potentiel intéressant. D’autres formations annexes, comme les actions pour les séniors, rencontrent aussi une belle réussite à l’Anper, « notamment grâce aux médias locaux », précise Pierre Lemayitch.

Renouvellement du bureau
Enfin, une réélection partielle du conseil d’administration était organisée. Yann Le Dantec et Emmanuel Masson ont été élus. Le premier remplace Jacky Foucteau, qui n’a pas souhaité se représenter, et le second est renouvelé dans ses fonctions. La composition du conseil d’administration est désormais la suivante : Loïc Turpeau (président), Nicolas Boissel (vice-président), Patrice Bessone (vice-président), Yann Le Dantec (trésorier), Yannick Jeannel et Emmanuel Masson. Le renouvellement du bureau (président, vice-président, trésorier et secrétaire) aura lieu lors d’une réunion le 6 juillet.
Enfin, c’est sur une note d’émotion que s’est achevée l’AG de l’Anper 2015, avec un vibrant hommage rendu à Jean-Paul Rémond, ancien président de l’Anper décédé récemment d’une longue maladie. Loïc Turpeau a adressé ses condoléances à sa famille et à ses proches. Auxquelles se joint également la rédaction de La Tribune des Auto-écoles.
L. L.





Le « serious game », l’avenir de la formation ?
Christophe Lobert, responsable du pôle Médias et Systèmes d’information au GNFA (Groupement national de la formation automobile) a présenté un système qui pourrait révolutionner la formation de demain : le serious game. Une technologie inspirée des jeux vidéo mais adaptée à la formation e-learning. Elle consiste à apprendre des notions ou techniques par un jeu de rôle virtuel. « Nous avons utilisé ce type de formations pour apprendre à 30 ou 40 000 personnes le montage de certaines pièces sur un véhicule électrique. C’était le seul moyen de former tout ce monde, on n’aurait pas pu le faire en présentiel », a expliqué Christophe Lobert. N’empêche, si le serious game a des atouts indéniables dans ce genre de cas, il pourrait bien venir investir la formation du conducteur (voir dossier p. 24). Ce retour d’expérience d’une personne extérieure à l’éducation routière a suscité autant d’intérêt que d’inquiétude de la part des adhérents de l’Anper. « La formation s’est toujours emparée des nouvelles technologies de communication, a souligné le représentant du GNFA. Chacune a affirmé qu’elle viendrait remplacer la précédente, mais ça ne s’est jamais produit. » Il ne reste plus qu’à espérer que le serious game ne remplacera pas l’enseignant de la conduite…


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