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warning Sécurité routière — Mai 2015

- Alcool au volant -
Test capillaire exigé pour la restitution du permis ?

L’Académie nationale de pharmacie prône l’utilisation d’un test effectué sur les cheveux avant toute restitution de permis suspendu pour conduite en état d’ivresse.


Si les yeux sont le miroir de l’âme, les cheveux sont le reflet de la santé. En effet, en analysant une mèche de cheveux, il est possible de déterminer si une personne présente des carences en minéraux, par exemple. Mais aussi de savoir si elle a consommé de l’alcool. « Il est aujourd’hui possible de détecter la consommation d’alcool pendant une période de temps prolongée, même si l’alcool récemment consommé a été complétement éliminé de l’organisme », explique l’Académie nationale de pharmacie. « Un marqueur direct, hautement spécifique et très sensible, de la consommation d’alcool, l’éthylglucuronide (EtG), produit du métabolisme hépatique de l’alcool, en grande partie éliminé dans l’urine, reste stocké en faible quantité dans les cheveux ».

Un test fiable et simple
C’est pourquoi, l’Académie nationale de pharmacie suggère d’effectuer un test capillaire plutôt que sanguin ou urinaire, avant de restituer un permis de conduire à un automobiliste dont le document a été suspendu pour conduite sous l’emprise de l’alcool. Selon l’Académie, « l’analyse des cheveux est le moyen le plus pertinent pour tester le sevrage ou les habitudes réelles de consommation sur le long terme ».
En effet, les cheveux poussant en moyenne d’un centimètre par mois, la chevelure d’un individu permet de retracer l’historique de sa consommation d’alcool. En cas de suspension de permis de conduire de trois mois, il suffit d’analyser trois centimètres de cheveux pour prouver l’abstinence ou, à l’inverse, la consommation d’alcool au cours des trois mois en question.
Fiable, ce test s’avère également très simple à réaliser et totalement indolore puisqu’il suffit de prélever une mèche de 80 cheveux environ, de préférence à l’arrière du crâne, en les coupant le plus près du cuir chevelu. L’échantillon peut ensuite être envoyé par courrier à un laboratoire de toxicologie.
L’Académie nationale de pharmacie souligne, par ailleurs, que ce type de test est déjà effectué dans le cadre de la restitution de permis de conduire aux États-Unis, mais aussi dans d’autres pays européens, tels que l’Allemagne, la Belgique ou encore l’Italie.
S. A.


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