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school Formation — Avril 2015

- Formations handicapés -
Cela ne s’improvise pas !

Il existe, en France, six catégories d’incapacité (partielle ou totale) limitant l’accès au permis de conduire. Il s’agit, selon l’arrêté du 7 mai 1997, de la cardiologie, de l’œil et de la vision, de l’oto-rhino-laryngologie, la neurologie et la psychiatrie, l’appareil locomoteur, et une classe « divers » qui comprend certaines maladies comme le diabète ou les insuffisances rénales. Il faut aux personnes handicapées, physiques ou mentales, passer une visite médicale préalable, voire des tests psychotechniques. Certaines auto-écoles proposent elles-mêmes ces tests, mais cela suppose d’engager les services d’un psychologue.
Ensuite, plusieurs options existent pour proposer des permis aux personnes handicapées. Parfois, un permis classique ou une simple boîte automatique peut suffire. Mais si vous souhaitez proposer des solutions pour des handicaps moteurs un peu plus complexes, cela demande beaucoup d’équipements.
Et bien sûr, un coût non négligeable !
Avant de vous lancer, il vous faut prospecter un peu, analyser si des centres spécialisés existent dans votre région : des CAT (centres d’aide par le travail) par exemple, ou encore des centres de rééducation. Si c’est le cas, vous pouvez songer à former des partenariats avec eux. Et éventuellement travailler avec des ergothérapeutes.
Vous l’aurez compris, cela demande du temps, de la patience, tant dans le développement d’une stratégie commerciale que dans celui d’une stratégie pédagogique. Mais tous ceux qui s’y sont essayés sont unanimes. « Quand on y arrive, c’est une énorme satisfaction », clament-ils. Même si, a priori, aucune formation complémentaire n’est obligatoire, vous serez naturellement contraints de vous intéresser au monde du handicap.
Néanmoins, il faut aussi voir les questions bassement matérielles. Et à ce jeu-là, ça se complique un peu. Les véhicules équipés coûtent cher et les technologies évoluant énormément, de nombreuses options existent. « Quelqu’un qui investit dans un seul véhicule risque d’être vite bloqué, analyse Thierry Rimbault, responsable d’un centre de formation spécialiste des formations handicapées à Niort. À titre personnel, j’en ai déjà trois, car c’est ma principale activité ! » Les véhicules adaptés « classiques » sont équipés pour une hémiplégie ou une paraplégie. Mais certaines pathologies peuvent impliquer d’autres équipements.
« Il faut toujours être à l’affut d’une nouveauté, avoir une réponse à apporter à chaque demande », conclut Thierry Rimbault.
L. L.

Plus :
• Demandes relativement nombreuses
• Enrichissement pédagogique

Moins :
• Des équipements coûteux
• Nécessite un savoir-faire spécifique


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