Même s’ils constituent une minorité, certains candidats au permis de conduire ne maîtrisent pas la langue française et peuvent passer l’examen en candidat non francophone. Si la ville ou l’agglomération où vous vous situez comprend une forte population de personnes étrangères, il peut être intéressant de proposer des cours théoriques et pratiques dans une langue autre que le français. Si vous n’avez pas vous-même de dons pour les langues, il vous faudra trouver un interprète.
Outre les langues classiques comme l’anglais, l’allemand ou l’espagnol, selon les communautés présentes dans votre région, des langues plus inhabituelles peuvent constituer un atout. Ainsi, l’auto-école Caroll’s, situé à Lons-le-Saunier (Jura), emploie, deux heures par semaine, une traductrice en plusieurs langues (turc, allemand, anglais, azéri, russe, turkmène et ouzbek), qui permet à un nombre non négligeable d’élèves de préparer et de passer l’examen.
Pour sa part, la Fehrenbach Driving School, sise à Suresnes (Hauts-de-Seine), dispense depuis plus de trente ans un enseignement en langue anglaise. Comme l’explique la gérante Daria Fehrenbach, « la réglementation française prévoit que les étrangers qui résident plus d’un an en France doivent passer le permis de conduire français, sans lequel ils ne sont plus légalement assurés. Nous préparons les élèves, qu’ils aient ou non déjà un permis étranger, aux examens pratique et théorique, en leur apprenant les règles de conduite en France. Nous avons pour cela édité un livre (French Highway Code Book), qui résume en anglais le Code de la route français, ainsi que des DVD. Enfin, nous donnons des cours de Code via Skype à des élèves de province ». Les élèves sont motivés et les taux de réussite (67% en conduite et 85% au Code) en attestent.
Variante de l’enseignement en langue étrangère, l’enseignement pour les personnes sourdes et malentendantes, encore peu répandu, nécessite également un interprète. En leçon de Code, ce dernier traduit en LSF (langue des signes française) les questions, dispense ses explications et peut approfondir certains points. En conduite, il est possible de dispenser des explications en LSF lors d’un arrêt à un feu rouge ou sur un parking. Lors de l’examen, des sessions spécialisées avec un interprète sont prévues pour les candidats sourds et malentendants aux épreuves théorique et pratique du permis B.
C. S.
Plus :
• Public motivé
Moins :
• Interprètes peu aisés à trouver
• Enseignement très intense