Le continuum éducatif est un mot devenu à la mode. Avec l’ASSR 1 (attestation scolaire de sécurité routière), l’ASSR 2 et, bientôt, l’ASSR 3, les jeunes sont censés aborder les questions de sécurité routière tout au long de leur parcours scolaire. Dès l’école primaire, il arrive que les élèves fassent des « parcours » de sécurité routière à vélo, avec un circuit reproduisant la signalétique de la route. Les interventions à l’école, au collège et au lycée sont souvent effectuées par des gendarmes, des policiers ou des pompiers, qui deviennent alors vos concurrents, d’autant que leurs services sont gratuits !
Ce qui arrange bien les établissements scolaires, qui n’ont pas toujours les budgets.
Néanmoins, même si vous n’êtes pas les seuls sur le marché, il existe une place pour les enseignants de la conduite dans les formations en milieu scolaire. Jean-Luc Callebaut, moniteur indépendant dans le département de l’Oise, réalise régulièrement ce genre d’actions.
« J’interviens beaucoup dans des collèges, des lycées, et même des universités et des CFA (centres de formation des apprentis) », détaille-t-il. Jean-Luc est aussi intervenant départemental de la sécurité routière (IDSR), une fonction parfois attribuée à des bénévoles de la sécurité routière, mais aussi à des professionnels de la conduite.
Au-delà de la sensibilisation que vous pouvez faire auprès des jeunes sur les deux substances les plus dangereuses sur la route, que sont l’alcool et la conduite, vous pouvez profiter de ces interventions pour leur parler un peu du permis. « J’évoque beaucoup la conduite accompagnée », relève l’IDSR, qui voit parfois revenir des jeunes à l’auto-école. Et il intervient même dans des lycées professionnels pour donner des leçons de Code à des jeunes qui préparent leur permis poids-lourd. Comme quoi, le Code au lycée, ça existe déjà !
L. L.
Plus :
• Assurer le « continuum éducatif »
• Les jeunes peuvent revenir chez vous pour le Code et le permis
Moins :
• Les écoles n’ont pas toujours les budgets
• Concurrence des pompiers et gendarmes
• Impossible de ne vivre que de ces formations