Malgré des radars de plus en plus sophistiqués et des conducteurs de plus en plus « fliqués », le nombre de points retirés augmente mais de manière très sensible ces dernières années. En revanche, l’offre pour les récupérer est démultipliée : les organismes ou centres de formation qui dispensent des stages de récupération de points sont de plus en plus nombreux. On ne peut donc pas vraiment dire que ce type de formations soient vraiment un bon plan pour les auto-écoles. C’est même un peu la course aux prix : de 250 euros environ à Paris, le prix du stage est passé sous la barre des 200 euros dans certains cas. La formation se déroule sur deux jours (2 fois 7 heures). Une partie est effectuée par un psychologue, qu’il vous faudra embaucher et rémunérer si vous souhaitez fonder votre propre centre agréé. Sinon, vous pouvez toujours intervenir pour la partie sécurité routière dans un centre déjà existant. Un agrément préfectoral est nécessaire pour le permis à points, avec une salle d’au moins 35 m2. « Les auto-écoles ont fait preuve de trop d’immobilisme, elles n’ont pas tout de suite compris qu’il fallait qu’elles prennent ce marché, souligne Mickaël Poncelet, gérant de La Bellifontaine, à Fontainebleau. Nous étions pourtant les mieux placés pour le faire. »
Malgré ce contexte délicat, avoir un centre de ce type peut permettre de « fidéliser » la clientèle : les gens qui roulent beaucoup peuvent faire des stages régulièrement, et même venir repasser certaines formations en cas d’annulation de permis. Il est même arrivé plusieurs fois à Mickaël Poncelet qu’un chef d’entreprise, à l’occasion d’un stage de récupération de points qu’il effectuait, prenne contact avec lui pour intervenir dans sa société. Au moins, il n’a pas tout perdu !
L. L.
Plus :
• « Fidélisation » de la clientèle
Moins :
• Marché saturé
• Activité peu lucrative si occasionnelle