Lancé il y a 5 ans, le baromètre de la Fondation Vinci Autoroutes dresse un état des lieux des comportements des automobilistes en Europe. Drôle, mais assez prévisible.
Interrogés sur leurs qualités de conducteur, les Européens s’accordent volontiers une très bonne note à titre individuel : 7,7/10 en moyenne. Les Grecs et les Italiens ont la meilleure opinion d’eux-mêmes (8/10) tandis que les Polonais sont les plus modestes (7,2/10). Les Français, tout comme les Hollandais se situent dans la moyenne avec une note de 7,7/10.
Paradoxalement, interrogés sur les pays dans lesquels les conducteurs se montrent les plus responsables, les Européens attribuent la première place à la Suède (37% de citations), devant l’Allemagne (27%), la Grande-Bretagne et les Pays-Bas (11% chacun). En ce qui concerne le classement des pays dans lesquels les conducteurs sont les moins responsables, l’Italie est la plus citée (31%), devant la Grèce (20%) et la Pologne (16%).
L’enfer, c’est les autres !
Lorsqu’ils doivent décrire leur propre attitude au volant, la quasi-totalité des conducteurs européens emploie au moins un adjectif positif (98%) : « vigilant » (77%), « calme » (54%), « courtois » (26%). Ils ne sont que 9% à se reconnaître « stressés », 3% à se juger « agressifs » et 1% à se considérer « irresponsables ». En revanche, lorsqu’ils parlent de leurs compatriotes au volant, ils sont particulièrement sévères : 44% des Européens les jugent « irresponsables ».
Au volant, 56% des Européens reconnaissent qu’il leur arrive d’injurier les autres conducteurs (74% des Grecs et 66% des Français, contre « seulement » 30% des Suédois). 47% reconnaissent klaxonner de façon intempestive. Cette pratique est d’ailleurs très répandue en Espagne (64% des Espagnols), en Grèce (60%) ou en Italie, nettement moins en Allemagne (26%). Enfin, 15% descendent de leur véhicule pour s’expliquer avec d’autres conducteurs : une forme d’agressivité nettement plus développée en Pologne (25%), en Italie (21%) et en Grèce (21%) qu’en Suède (9%) ou aux Pays-Bas (8%). Décidemment, le clivage culturel nord/sud n’est pas prêt de s’arrêter !
S. A.