Exaspéré par le non-respect des distances de sécurité par les automobilistes, Jacques Renard a conçu un dispositif destiné à changer la donne.
Il en avait plus qu’assez qu’on lui « colle au cul » à chaque fois qu’il prenait sa voiture ! Pour mettre fin au problème exaspérant du non-respect des distances de sécurité, Jacques Renard, un habitant du Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales), a imaginé et mis au point un dispositif simple et peu coûteux ! Un autocollant apposé à l’arrière d’un véhicule indique au véhicule qui le suit la distance de sécurité à respecter. Rappelons que le non-respect des distances de sécurité est puni d’une amende de 135 euros et du retrait de 3 points de permis de conduire.
Un principe simple
L’autocollant intègre trois pastilles rondes, de taille et couleur différentes. La pastille verte est visible par l’automobiliste qui suit d’une distance de 50 mètres, l’orange de 38 mètres et la rouge n’apparaît qu’à 20 mètres, tout comme la mention « TROP PRÈS ». Ainsi, dès qu’un automobiliste s’approche trop près du véhicule précédent, il aperçoit la pastille rouge et comprend le message : il doit laisser une distance de sécurité plus importante avec le véhicule qui le précède.
« Je sais pertinemment que 100% des automobilistes ne vont pas changer leur façon de conduire en découvrant cet adhésif sécuritaire, précise Jacques Renard, mais j’espère au moins qu’une majorité prendra conscience de la dangerosité de conduire trop près, et respectera les distances de sécurité en voyant et en apposant l’autocollant. Si cela peut éviter ne serait-ce qu’un seul incident matériel, alors, nous aurons déjà gagné.
Depuis qu’elles ont eu connaissance de mon invention, toutes les auto-écoles de la région me demandent des autocollants ! ».
Il est vrai que les automobilistes qui ne respectent pas les distances de sécurité gênent considérablement les apprentis-conducteurs tout comme leurs moniteurs. Et selon son inventeur, l’autocollant a prouvé son utilité. « Avant de l’avoir apposé sur ma vitre arrière, j’estime que 25% des véhicules roulaient trop près. Ils ne sont plus que 8% une fois l’autocollant mis en place », a-t-il calculé.
Pour l’instant, il ne s’agit que d’un prototype. Mais Jacques Renard, qui compte faire concourir son invention au prochain concours Lépine, l’a déjà présentée aux collectivités locales et au ministère de l’Intérieur, arguant que « cet autocollant peut faire diminuer le nombre d’accidents sur les routes ».
Il a semble-t-il été entendu, puisque le ministère devrait prochainement lancer une expérimentation de cet autocollant dans deux départements.
C. S.