← Retour à la liste
gavel Réglementation — Octobre 2014

- Expérimentation -
Un second test salivaire pour détecter les stupéfiants

De nouveaux tests de dépistage salivaire vont être expérimentés au cours du dernier trimestre 2014 dans plusieurs départements.


En 2013, les stupéfiants sont la cause principale de 4% des accidents mortels de la route. Mais si 10 millions de contrôles d’alcoolémie sont réalisés chaque année en France, les tests de dépistage de stupéfiants ne s’élèvent qu’à 144 000 par an. Pour contribuer à endiguer le phénomène de l’usage de stupéfiants au volant, le délégué interministériel à la Sécurité routière Jean-Robert Lopez a annoncé le 28 août dernier qu’un nouveau dispositif allait être expérimenté dans une dizaine de départements lors du dernier trimestre 2014, en liaison avec la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca).

Remplacer le prélèvement sanguin
Pour confirmer et préciser le résultat obtenu lors du prélèvement salivaire initial, un second prélèvement salivaire sera réalisé au moyen d’un bâtonnet, également effectué au bord des routes et envoyé directement en laboratoire. Ce second test salivaire, qui pourrait à terme être généralisé, remplacera le prélèvement sanguin de confirmation réalisé en centre hospitalier actuellement en vigueur, moins pratique, plus long et plus coûteux.
Daniel Quero, président de l’association 40 millions d’automobilistes salue cette initiative.
« Jusqu’à présent, les stupéfiants n’étaient détectés que dans les cas d’accidents mortels : on agissait après, mais il n’y avait pas de prévention autour des stupéfiants au volant. Avec ces tests salivaires qui viennent simplifier la donne, on va pouvoir procéder à des contrôles ciblés qui permettront assurément de faire baisser la courbe de l’accidentalité. »
C. S.


Dans le même thème

La DSR rappelle l’interdiction de filmer l’épreuve pratique
La Délégation à la Sécurité routière rappelle qu’il est strictement interdit, pour un candidat ou son accompagnant, de procéder à un quelconque enregistrement de l’épreuve pratique du permis de conduire. Les contrevenants s'exposent à des sanctions sévères.
Agrément et autorisation d’enseigner : L’arrêté du 9 février 2026 à la loupe
Paru au Journal Officiel du 15 février 2026, l’arrêté du 9 février 2026 relatif à l’enseignement de la conduite des véhicules à moteur et de la sécurité routière vient compléter le décret n°2025-1437 du 31 décembre 2025 paru au Journal Officiel du 1er janvier 2026 et remplace les arrêtés du 8 janvier 2001. Explications.
Agrément et autorisation d’enseigner : qu’est-ce qui change en 2026 ?
Le décret n°2025-1437 du 31 décembre 2025 paru au Journal Officiel du 1er janvier 2026 apporte des changements notables en matière de réglementation applicable au secteur de la formation à la conduite. Si ce décret donne les grandes lignes de la refonte des arrêtés du 8 janvier 2001, certains points seront précisés ultérieurement par arrêté.