De nouveaux tests de dépistage salivaire vont être expérimentés au cours du dernier trimestre 2014 dans plusieurs départements.
En 2013, les stupéfiants sont la cause principale de 4% des accidents mortels de la route. Mais si 10 millions de contrôles d’alcoolémie sont réalisés chaque année en France, les tests de dépistage de stupéfiants ne s’élèvent qu’à 144 000 par an. Pour contribuer à endiguer le phénomène de l’usage de stupéfiants au volant, le délégué interministériel à la Sécurité routière Jean-Robert Lopez a annoncé le 28 août dernier qu’un nouveau dispositif allait être expérimenté dans une dizaine de départements lors du dernier trimestre 2014, en liaison avec la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca).
Remplacer le prélèvement sanguin
Pour confirmer et préciser le résultat obtenu lors du prélèvement salivaire initial, un second prélèvement salivaire sera réalisé au moyen d’un bâtonnet, également effectué au bord des routes et envoyé directement en laboratoire. Ce second test salivaire, qui pourrait à terme être généralisé, remplacera le prélèvement sanguin de confirmation réalisé en centre hospitalier actuellement en vigueur, moins pratique, plus long et plus coûteux.
Daniel Quero, président de l’association 40 millions d’automobilistes salue cette initiative.
« Jusqu’à présent, les stupéfiants n’étaient détectés que dans les cas d’accidents mortels : on agissait après, mais il n’y avait pas de prévention autour des stupéfiants au volant. Avec ces tests salivaires qui viennent simplifier la donne, on va pouvoir procéder à des contrôles ciblés qui permettront assurément de faire baisser la courbe de l’accidentalité. »
C. S.