Seconde auto-école en France à porter les couleurs de la Croix Rouge, l’auto-école solidaire CRF est une école de conduite associative qui prend ainsi un nouveau départ.
Tout le monde connaît la Croix Rouge. Mais qui sait que l’association a une (petite) activité auto-école ? Après une ouverture à Lunéville (Meurthe-et-Moselle), c’est au tour de Troyes d’accueillir une école de conduite aux couleurs de l’association. Il s’agit en fait d’une auto-école associative qui rencontrait des difficultés, rebaptisée auto-école solidaire CRF de l’Aube. « L’objectif était à la fois de maintenir l’activité de l’auto-école associative, la seule dans son genre en région Champagne-Ardenne, et de permettre à ses 5 salariés de conserver leur emploi », précise à l’Est-Éclair le président de la section auboise de la Croix rouge, Jean Lauvergeat.
Un public spécifique
Comme l’explique Marine Gabet, gérante de l’auto-école, dans l’Est-Éclair, « notre établissement s’adresse aux personnes qui rencontrent des difficultés financières, des problèmes de langue ou qui souffrent de handicap léger, qui ne nécessite pas d’aménager le véhicule-école ».
Les jeunes sont recommandés par les missions locales ou la Caisse d’allocations familiales, le dispositif étant financé par le Conseil général et par l’État. Au bout du compte, il ne reste à la charge des candidats que quelque 250 euros, qu’ils peuvent financer par un microcrédit, accordé par l’association Parcours Confiance.
Quant à la formation à la conduite, elle est plutôt du type longue durée que formule accélérée ! Un élève prend d’ailleurs en moyenne 45 heures de conduite. Quant au taux de réussite à l’examen du permis en premier passage, il flirte avec les 90%. Les candidats se montrent il est vrai particulièrement motivés, car ils ont tous un besoin impérieux d’obtenir le permis, afin de trouver une formation ou un emploi. De plus, pour une efficacité pédagogique plus poussée, l’école de conduite de la Croix Rouge se limite à 12 élèves par cours de Code, alors que son agrément lui en autorise 20.
C. S.