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school Formation — Septembre 2014

- Nantes -
Apprendre les gestes qui sauvent à l’auto-école

Former aux gestes qui sauvent, c’est ce que propose une auto-école nantaise à ses élèves, en partenariat avec la Croix Rouge.


Si la formation aux premiers secours dans le cadre de la préparation au permis de conduire n’est pas loin de devenir réalité, suite à la proposition de loi du sénateur Jean-Pierre Leleux, une auto-école nantaise n’a pas attendu qu’elle soit obligatoire pour proposer à ses élèves une telle formation.

Une formation facultative
« Cela s’effectue sur la base du volontariat », précise Laurence Lefeuvre, à l’origine de l’initiative. Cette ancienne secouriste est la gérante des auto-écoles nantaises Accès Permis et Saint-Clément conduite. « Nous proposons au futur conducteur de suivre une formation de 9 heures, sur une journée le samedi, avec à la clé un diplôme de secourisme. Et pour assurer cette formation à la fois théorique, concrète et pratique, autant faire appel à des pros !
Ce sont donc des bénévoles de la Croix Rouge de Nantes, avec laquelle une convention a été signée, qui s’en chargent. Mais il faut parfois attendre qu’ils soient disponibles pour pouvoir organiser une session de formation. »
De toute façon, le nombre maximal d’élèves pour une telle formation se limite à 10 élèves, car au-dessus, « l’enseignement est beaucoup moins efficace ». Comme le souligne Laurence Lefeuvre, « cette formation peut également s’avérer utile au quotidien pour mes élèves, par exemple lorsqu’ils font du baby-sitting, ou même en vacances. Et c’est un gros plus sur un CV ! ».

8 modules de formation
Au programme de la formation, dénommée PSC1 (Prévention et secours civique de niveau 1), les situations d’accident sont abordées en 8 modules (protection, alerte, ainsi que les différents états de la victime : s’étouffe-t-elle, saigne-t-elle, est-elle inconsciente, se plaint-elle d’un malaise… ?). La formation comprend également une initiation à la réduction des risques, qui fournit les clés pour savoir réagir en situation d’urgence exceptionnelle, dans son environnement personnel ou bien professionnel.
Deux sessions ont déjà été organisées, en mai et en juin 2014, avec respectivement 7 et 5 élèves. « En juin, nous avons eu moins de participants. C’est normal, car c’est pour les élèves une période d’examens scolaires. Mais ceux qui n’ont pas pu assister à la session de juin viendront à la prochaine ! ».
Le coût de la formation, de 60 euros, est en intégralité financé par l’auto-école. « On demande simplement aux élèves d’avancer les frais. Ils sont ensuite remboursés. Si la formation devient obligatoire, la procédure et les modalités évolueront sans doute », conclut Laurence Lefeuvre.
C. S.


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